YELLOW DRAGON

Titre: Yellow Dragon
ou:  
Réalisateur: Kashima Tsutomu
Interprètes: Yasuaki Kurata

 

Maki Miyamoto
Shouei
Michael Chan Wai Man
 
 
Année: 2003
Genre: Action
Pays: Japon
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: *
Suite:  

60%

Résumé:

Le Yellow Dragon est une nouvelle drogue transformant ses utilisateurs en véritables machines à tuer à la force musculaire décuplée. Mais les cobayes meurent rapidement et seule une jeune fille, dont les parents furent irradiés à Hiroshima, semble pouvoir les sauver, son sang constituant un antidote naturel.

Critique:

YASUAKI KURATA est un spécialiste du cinéma martial depuis le début des seventies. On l'a croisé dans une poignée de productions d'intérêt variables, que ce soit les classiques SHAOLIN CONTRE NINJA et LEGEND OF A FIGHTER ou les petites bruceploitation comme LE VENGEUR AUX POINGS D'ACIER et HONG KONG CONNECTION.

Ici, il tente de démontrer que les années n'ont pas vraiment eu de prise sur lui et il est certain que le bonhomme possède quelques beaux restes. Après avoir produit le médiocre BLOOD FIGHT qui marchait péniblement sur les traces du quasi homonyme BLOOD SPORT, Kurata repart à l'assaut de la série B musclée orientée plaies et bosses à tous les étages.

Comme dans tout bon (!) roman de gare qui se respecte, l'intrigue vaguement axée espionnage et techno thriller (faut le dire vite) tourne autour d'une drogue capable de décupler la force musculaire de ses utilisateurs et de transformer n'importe quel quidam en ersatz de Captain America. Rien de bien neuf sous le soleil donc mais une idée suffisante pour illustrer un script très classique permettant moult séquences d'action. Chacun se dispute donc la possession d'une demoiselle, jouée par Maki Miyamoto, dont le sang fait office d'antidote à la drogue. Bon, ce n'est pas gagné pour l'Oscar du meilleur scénario original mais il est parfois agréable de se laisser porter par une intrigue prétexte, uniquement ponctuée de combats musclés et aussi de l'une ou l'autre scènes dramatiques.

Malheureusement, le tout a sans doute était emballé un peu vite. Visuellement, hélas, YELLOW DRAGON s'avère très pauvre. Le tournage en DV et la médiocrité des décors sont donc un gros point noir qui gâche une bonne partie du plaisir ressenti.

Reste que les combats sont globalement de bonne facture et que le cinéaste parvient à calmer le jeu à quelques reprises pour des passages plus posés sans entraîner de bâillements intempestifs de la part du public. La qualité des combats, chorégraphiés par Philip Kwok, donne au film l'essentiel de son intérêt, les acteurs étant tous assez doués pour la castagne. C'est pourtant la présence de Kurata qui devrait motiver le spectateur potentiel et il faut avouer que le bonhomme est toujours dans une forme olympique près de trente ans après ses débuts.

En définitive, YELLOW DRAGON constitue une série B tout à fait acceptable. On n'y trouve rien de vraiment palpitant ni révolutionnaire mais sa vision n'est pas ennuyeuse et permet de passer un bon moment de divertissement. Honnête et plutôt sympathique, l'ensemble ne se moque pas de son public et lui offre de l'action, encore de l'action et toujours de l'action.

Alors, pourquoi pas une petite vision?