WONDER SEVEN

Titre: 7 jin gong
ou:  
Réalisateur: Ching Sou Tung
Interprètes: Michelle Yeoh ( Ying)

 

Ning Li ( Jeffrey)
Andy Chi-On Hui ( Superman)
Roger Kwok
Elvis Tsui
 
Année: 1994
Genre: Comédie / Action
Pays: Hong Kong
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite:  

45%

Résumé:

Une escouade spécialisée est chargée de maintenir l'ordre à la frontière chinoise dans les mois qui précèdent la Rétrocession. Ces combattants modernes doivent affronter un gang ayant infiltré les plus hautes sphères du pouvoir et, lâchés par leurs supérieurs, ils vont devoir compter sur l'aide de Ying, une redoutable jeune femme décidée à rejoindre leurs rangs.

 

Critique:

Voici le dernier film d'action tourné à Hong Kong par la belle Michelle Yeoh Kahn avant de tomber dans les bras virils de James Bond. Le concept de base promettait un bon délire cartoonesque à souhait mais, hélas, le résultat est plutôt pénible. Michelle Yeoh est évidemment belle et impressionnante mais le reste du casting surjoue souvent et la mise en scène pleine d'esbroufe paraît bâclée.

Niveau action, on note une série de séquences plutôt amusantes à condition d'accepter leur côté "n'importe quoi" assumé et le manque total de vraisemblance. Poursuite en moto rythmée en début de métrage, combat énergique au final (avec l'aide d'un ascenseur explosif et d'une très visible maquette d'hélicoptère), gunfights un peu partout entre ces deux extrêmes mais, également, de pesantes longueurs.

L'humour est terriblement lourd: le gros bêta de la bande casse sa moto sous son poids, les méchants finissent dans la merde (au sens propre...enfin sale!), le héros fait semblant de se noyer pour séduire la jolie Michelle qui se retrouve dans l'eau et chacun se pousse à la flotte comme des ados en virée à Aqualibi, etc.

Le scénario est...euh...je ne suis pas sûr qu'il y en avait vraiment un ni d'avoir bien compris la portée de l'intrigue. Disons que Ching Siu Tung s'en fiche et pâlie la médiocrité générale par un montage speedé, solution de facilité évidente pour tenter de donner un certain intérêt à un fatras d'images sans queue ni tête.

La sous intrigue amoureuse est aussi naïve qu'inintéressante, chaque personnage tente de tirer la couverture à lui à coups de "punchlines" débiles et le cinéaste ose même meubler le métrage en montrant ses héros se raconter des blagues autour d'une table.

Mais heureusement, il y a quant même quelques points positifs: des scènes d'action pétaradantes dans lesquelles les méchants tirent à la mitrailleuse et s'avèrent incapables d'abattre les gentils qui utilisent des lassos, des flèches ou des pistolets. Ne pas rater non plus le poignard lancé par le héros pour dévier une balle.
Citons aussi le passage pseudo-dramatique où le brave Superman (un des Wonder Seven) est "enterré", attaché sur une moto lancée à vive allure que ses amis font exploser en plein ciel. C'est plus spectaculaire mais moins classe qu'un bûcher funéraire viking mais ne chipotons pas!

Enfin, reste la séquence culte de l'ascenseur. Ceux qui ont vu le film comprennent de quoi je parle. Pour les autres, c'est assez indescriptible. Disons qu'un espèce de moine Shaolin du pauvre balance un explosif dans une cage d'ascenseur, projetant ce dernier droit vers l'hélicoptère transportant le méchant. Ridicule mais assez jouissif.

Bref, de la comédie d'action de bas étage et plutôt ennuyeuse mais vaguement regardable pour les inconditionnels de nanar rigolos.