VALLEY OF THE FANGS

Titre: Valley of the Fangs
ou: E lang gu
Réalisateur: Chang-hwa Jeong
Interprètes: Li Ching

 

Lo Lieh
Chan Leung
Wang Kuang-Yu
Ti Lung
Chan Sing
 
Année: 1970
Genre: Wu Xia Pian
Pays: Hong Kong
Editeur Celestial
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite:  

70%

Résumé:

Le lettré Sung est piégé par les manipulations des officiels corrompus du royaume. Sa femme et sa fille sont obligés de fuir, déguisées en troubadour, dissimulant un objet important (le Bouclier du Pardon) dans un instrument de musique. Le Premier Ministre décide de capturer les deux femmes mais, heureusement, un noble chevalier (Lo Lieh) viendra à leur secours.

Critique:

Production de la Shaw Brothers typique de son époque, VALLEY OF THE FANGS utilise une intrigue des plus classique.

Le lettré Sung est piégé par les manipulations des officiels corrompus du royaume et sa femme et sa fille sont obligés de fuir, déguisées en troubadour, dissimulant un objet important (le Bouclier du Pardon) dans un instrument de musique. Le Premier Ministre décide de capturer les deux femmes mais, heureusement, un noble chevalier (Lo Lieh) viendra à leur secours.

Le cinéaste coréen Chang-hwa Jeong a réalisé une poignée de métrages d'un bon niveau pour la Shaw Brothers (dont le plus célèbre est sûrement LA MAIN DE FER) avant de voler de ses propres ailes et de poursuivre sa carrière à la Golden Harvest. Il est également connu pour BROKEN OATH, un excellent kung-fu avec Angela Mao qui fut sa dernière réalisation.

VALLEY OF THE FANGS est moins réussi que les titres précités mais n'en reste pas moins un honnête Wu Xia Pian, un peu plombé par un scénario convenu et sans surprises, en dépit d'un ou deux petits "twists" qui permettent de ne pas s'ennuyer. Néanmoins, nous retrouvons là les qualités principales des Shaw du début des seventies: un bon casting bien utilisé, des décors luxueux (associés à une belle utilisation des extérieurs), une intrigue simple mais qui parvient à capter un minimum l'attention du spectateur et des chorégraphies encore un peu hésitantes (en ce qui concerne les câbles du moins) mais enthousiastes.

La belle Li Ching démontre ses divers talents en interprétant également une chanson dans une auberge, VALLEY OF THE FANGS comptant deux morceaux chantés. Lo Lieh, pour sa part, incarne un noble chevalier qui protègera les héroïnes jusqu'au combat final qui se déroule dans une vallée où l'Empereur se fait construire un nouveau palace. Entre film martial et œuvre plus dramatique, VALLEY OF THE FANGS trouve finalement sa voie et son rythme correct permet aux spectateurs de l'apprécier encore aujourd'hui. Le final est assez original pour une production Shaw puisqu'il se permet de faire durer les choses encore une poignée de minutes après la grosse bagarre, refusant la facilité du plan figé et du "The End" plaqué à la va-vite sans que tout soit résolu.

Bref, un métrage intéressant même si il ne figure pas parmi les indispensables du studio.