THE UNBEATEN 28

Titre: The Unbeaten 28
ou:  
Réalisateur: Joseph Kuo
Interprètes: Mang Fei

 

Jack Lung
Mark Lung
Nancy Yen
Jeannie Chang
 
 
Année: 1980
Genre: Kung Fu
Pays: Hong Kong
Editeur Ground Zero
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

45 %

Résumé:

Wu Shao Tung, surnommé Tigre, est un membre du Wu-Tang-Clan auquel Maître Yung va enseigner les plus puissantes techniques des arts martiaux pour affronter le méchant Yen Chan Tin. Bien sûr l'infâme personnage précité a précédemment tué la femme et tous les élèves de Maître Yung dont le désir de revanche est donc compréhensible. Une suite d'épreuves va suivre pour le Tigre.

Critique:

Un obscur métrage écrit, produit et dirigé par Joseph Kuo, malheureusement loin en deçà de ses classiques! L'intrigue, évidemment, ne cherche pas bien loin l'inspiration puisque Kuo se livre à une sorte de remake à peine déguisé de son film le plus fameux, l'excellent 18 HOMMES DE BRONZE avec Carter Wong.

Dans cette nouvelle version, Meng Fei s'octroie le rôle principal, celui de Wu Shao Tung, surnommé Tigre, un membre du Wu-Tang-Clan auquel Maître Yung (l'inévitable acteur fétiche de Kuo vu entre autres dans BORN INVINCIBLE et LES 7 GRANDS MAÎTRES DE SHAOLIN) va enseigner les plus puissantes techniques des arts martiaux pour affronter Yen Chan Tin, joué par Mark Long. Bien sûr l'infâme personnage précité a précédemment tué la femme et tous les élèves de Maître Yung dont le désir de revanche est donc compréhensible.

L'essentiel du métrage va alors consister à suivre le jeune homme dans son entraînement martial, lequel culmine par le test des 18 obstacles, une suite d'épreuves situées dans un temple qui, pour la plupart, consistent en des combats contre des hommes de pierre, des géants mécaniques robotisés apparemment invincibles. UNBEATEN 28 ne comporte guère de combats puisque le seul affrontement notable se situe dans le dernier quart d'heure, lorsque le disciple va enfin affronter le méchant Boss dans la campagne locale.

Tout le reste du métrage se focalise donc sur les exploits de Meng Fei qui doit sauter sur un "pont" de tissu, éteindre des bougies, résister à une sévère correction et, surtout, défaire les hommes de pierre. Malheureusement ces derniers sont plutôt ridicules et ces séquences deviennent rapidement répétitives et peu passionnantes.

Joseph Kuo ne dévie jamais de son intrigue minimaliste, ne prend aucunement le temps d'approfondir ses personnages et balance comme une vieille chaussette l'amorce de romance gnan gnan que le spectateur appréhendait. Que reste t'il alors? Pas grand-chose puisque le spectacle martial ne suit pas et s'avère rapidement ennuyeux. Même la confrontation finale entre Meng Fei et Mark Long s'avère gâchée par de trop visibles accélérés avant de virer au grotesque lorsque Mark Long se réfugie dans son temple pour se défendre à l'aide de gadgets fantaisistes.

Beaucoup moins réussi que ses titres phares des années 70, UNBEATEN 28 est donc définitivement un Joseph Kuo plus que mineur, souffrant en outre d'un budget misérable. Les chorégraphies parfois déficientes et souvent agaçantes par leur usage de l'accéléré, la mise en scène paresseuse et le montage taillé à la hache n'aident pas un métrage déjà largement handicapé par un scénario terriblement basique (y compris dans les limites du kung fu old-school) et des acteurs qui ne semblent jamais donner la pleine mesure de leur potentiel martial.

En définitive, UNBEATEN 28 est, hélas, un grand coup dans l'eau!