LES 12 MEDALIONS D'OR

Titre: Twelve Gold Medallions
ou:  
Réalisateur: Chen Kang
Interprètes: Yueh Hua

 

Chin Ping
Lisa Chiao Chiao
Wong Hap
Ku Feng
Yuen Woo Ping

 

Année: 1970
Genre: Wu Xia Pian
Pays: Hong Kong
Editeur Celestial
Violence: * * *
Erotisme: *
Suite:  

65%

Résumé:

Miao Lung, un épéiste renommé, doit supprimer douze hommes porteurs de médalions d'or, lesquels sont destinés au général Yao Fei. Ces bijous sont un message demandant de cesser la résistance face aux envahisseurs tartares. Mais c'est un traitre qui les a envoyé…

Critique:

LES 12 MEDAILLONS D'OR est un bon divertissement sympathique pour quiconque aime les Wu Xia Pian rétro. Mais il ne faut pas vraiment en attendre davantage. Réalisé par le père de Tony Ching Siu Ting, le métrage offre à l'amateur les éléments qui lui sont chers, à savoir des sabreurs virevoltants, des combats énergiques et une violence graphique excessive.

Le cinéaste Chen Kang désire manifestement en donner pour son argent au spectateur et, pour se faire, multiplie les combats plutôt bien menés. La simplicité de l'intrigue risque néanmoins de perturber le spectateur moderne. En effet, le scénario est complètement linéaire et prévisible: un épéiste veut tuer les 12 personnes possédant un médaillon que convoite un homme de bien aujourd'hui tenté par "le côté obscur". Yueh Hua piège donc les porteurs des médaillons, ce qui entraîne de nombreux combats encore bien rétro mais possédant une énergie suffisante pour ne pas paraître trop datés aujourd'hui. Dommage pourtant que rien ne vienne briser l'aspect répétitif de cette histoire minimaliste, excepté une petite sous intrigue pas vraiment passionnante qui semble plaquée sur le film pour lui donner un minimum de profondeur. Malheureusement la sauce ne prend pas vraiment et l'aspect dramatique ne parvient pas à passionner.

Heureusement, les chorégraphies, assurées entre autres par Sammo Hung, sont, pour leur part, plutôt convaincantes avec leur usage raisonnable des câbles et leur violence. L'habituelle peinture rouge vif utilisée dans les productions Shaw Brothers est donc largement mise à contribution. Essentiellement, ces 12 médaillions servent de prétexte à autant de combats plutôt efficaces même si ils accusent un certain âge. Mais le cinéaste tient bon la rampe et offre un spectacle rythmé et énergique, qui ne perd guère de temps en fioriture, la violence outrancière - et donc plutôt inoffensive - compensant le manque de réelle complexité martiale.

Tourné essentiellement en extérieur, LES 12 MEDAILLONS D'OR bénéfice pourtant de moyens conséquents, d'une photo très belle et d'une réalisation efficace qui tire tout à fait profit des grands espace en nous offrant même des chevauchées un peu Western. Ou Eastern devrait on dire.

Assez réputé, 12 GOLD MEDALLIONS n'est finalement qu'une honnête série B, souvent agréable, parfois ennuyeuse (un ventre mou au milieu du métrage, lequel ne s'en remettra d'ailleurs jamais vraiment), toujours divertissante mais vraiment peu mémorable.

L'ensemble est cependant suffisamment rythmé pour que les fans de la Shaw Brothers à l'ancienne ne se sentent pas floués. Alors, pourquoi pas?