LE TRANSPORTEUR

Titre: Le Transporteur
ou: The Transporteur
Réalisateur: François Letterier & Corey Yuen Kwai
Interprètes: Jason Statham

 

Shu Qi
François Berléand
 
 
 
 
Année: 2002
Genre: Film d'action "à la Besson"
Pays: France
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite: Le Transporteur 2

65%

Résumé:

Un ancien militaire devenu "transporteur de colis" pour la pègre commet un jour l'erreur d'ouvrir un des colis en question. Il tombe sur une ravissante asiatique qui l'entraine dans une aventure rocambolesque.

 

Critique:

Cette production Luc Besson n'a généralement pas bonne presse. Il est vrai qu'il ne faut pas en espérer un chef d'oeuvre. Mais, en tant que petit divertissemnet pop-corn, ce divertissement est relativement bien emballé. Evidemment le scénario ressemble à un gruyère percé de trous: autant d'incohérences et de facilités dans une intrigue très lâche qui se préoccupe essentiellement d'offrir au spectateur son quota d'action.

A ce niveau, c'est tout à fait correct. Combats à main nues, poursuites en voiture, explosion, missile pulvérisant la maison du héros, etc. Besson retrouve un peu l'esprit des polars style "In the line of Duty", en moins bien troussé que ceux dirigés par Yuen Woo Ping quand même. Mais le film garde des éléments positifs certains: Jason Statham assure le boulôt avc son jeu limité mais pas désagréable et Shu Qi est toujours aussi belle. On ne lui en demande pas plus, elle n'en donnera pas plus non plus.

Luc Besson, en fait, applique les recettes d'une production gros budget à l'américaine et les codes du cinéma d'action HK sur un petit thriller à la française qui, jadis, aurait été parfaitement calibré pour Belmondo. Tout le savoir de Besson réside donc dans son...savoir-faire. Mais le produit (car c'en est un!) fonctionne agréablement.

Les séquences explosives sont destroy, les combats de Corey Yuen Kwai bien emballés et l'humour demeure acceptable. La baston dans l'huile vaut le coup d'oeil, quelques fusillades potables se laissent voir. Pas grand-chose d'autre à se mettre sous la dent, en fait, mais le tout garde un niveau acceptable. Le Transporteur a beau multiplier les défauts (mise en scène tape à l'oeil, esbroufe visuelle, vulgarité assumée, musique pourrie, mépris de la vie humaine, attitude anti-flic irresponsable et stupide) on y prend quand même un certain plaisir et on ne s'y ennuie pas. L'idéal pour une soirée pluvieuse. Sans plus ni moins.