LE SMOKING

Titre: The Tuxedo
ou:  
Réalisateur: Kevin Donovan
Interprètes: Jackie Chan

 

Jennifer Love Hewitt
Jason Isaacs
Debi Mazar
James Brown
 
 
Année: 2002
Genre: Comédie
Pays: USA
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite:  

45 %

Résumé:

Le timide chauffeur de taxi Jimmy Tong est engagé pour servir de chauffeur à Clark Devlin, un supposé homme d'affaires qui est en réalité un agent secret. Suite à une tentative d'assassinat perpétrée à l'encontre de Devlin, Jimmy Tong entre en possession d'un smoking équipé de nombreux gadgets. Il devient dès lors un agent secret, se fait passer pour Devlin, et enquête avec la belle espionne Del Blaine sur une affaire de pollution de l'eau.

Critique:

Livraison standard censée consolider la carrière américaine de Jackie Chan, Le Smoking arrive, malheureusement, avec dix bonnes années de retard. On ne peut s'empêcher de penser à ce qu'aurait pu être ce film si il avait été tourné au début des années 90, disons entre Opération Condor et Drunken Master 2.

Oui, mais voilà, Jackie a maintenant la cinquantaine et dans ce film, hélas, cela se voit. Dommage pour ce scénario certes idiot et sans surprise mais qui aurait mérité un meilleur traitement. En proposant le rôle principal de ce Smoking à Jackie, l'ambition aurait dû être d'accoucher d'une sorte de compromis parodique entre James Bond et l'Inspecteur Gadget saupoudré d'une pincée de Mad Mission. Nous en sommes loin, l'ensemble ressemblant surtout à un épisode de série télé étiré sur une heure trente.

Le rythme est assoupi, les combats sans beaucoup de punch (avec beaucoup de câbles, d'accélérations et de trucs de montage éculés) et l'ensemble paraît mou et longuet. Ne tirons néanmoins pas trop sur l'ambulance, Le Smoking n'est quand même pas la bouse annoncée. On peut comprendre la légitime déception des fans de Jackie devant ce produit formaté et sans âme mais, finalement, ce n'est même pas totalement nul. Non, c'est juste un pop-corn movie calibré et balisé, avec trois ou quatre séquences d'action, quelques combats kung-fu minimalistes et une poignée de gags pas vraiment drôles mais qui sauront arracher un sourire aux plus conciliants. Le gros comique ricain dans toute sa splendeur est évidemment de sortie: foncièrement bête, vulgaire, situé sous la ceinture et même scatologique.

La cible est évidemment l'adolescent boutonneux venus peloter sa conquête au fond de la salle. D'où des péripéties mille fois vues et une héroïne sexy mais idiote, jouée sans beaucoup de conviction par la nouvelle bimbo Jennifer Love Hewitt.

Le Smoking est donc, en définitive, routinier et laborieux. On peut en sauver la déshydratation rapide d'un sous-fifre soumis à l'eau empoisonnée, la scène ou Jackie remplace un James Brown assommé pour une interprétation rigolarde de "Sex machine" et, pour les plus indulgents, un combat final vaguement passable.

C'est donc vraiment très peu. Seuls les personnes cherchant un divertissement bas de plafond ou les admirateurs inconditionnels de Jackie Chan pourront donc y trouver un quelconque intérêt.