THE MASTER

Titre: The Master
ou:  
Réalisateur: Tony Liu
Interprètes: Chen Kuan Tai

 

Johnny Wang
Yuen Tak
Candy Wen
Ching Miao
 
 
Année: 1980
Genre: Kung Fu Comedy
Pays: Hong Kong
Editeur Celestial
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite:  

75 %

Résumé:

 

Critique:

Bonne kung-fu comedy typique de son temps (le début des eighties), THE MASTER est un Shaw Brothers particulièrement énervé qui délivre un quota élevé de combats bien nerveux. L'intrigue n'est évidemment pas révolutionnaire: un jeune homme (Yuen Tak) commence à apprendre en secret les techniques d'un maître à qui il a sauvé la vie (Chen Kuan Tai) tandis que son école est menacée par d'affreux méchants.

Désireuse sans doute de concurrencer les réussites de la petite Seasonal (avec les recettes faramineuses des premiers Jackie Chan comme DRUNKEN MASTER), la Shaw nous offre une kung-fu comedy de haut niveau, où l'aspect dramatique prédomine néanmoins sur l'humour lourdingue, même si on trouve aussi au métrage un certain nombre d'aspects comiques. Pas toujours franchement drôles d'ailleurs mais le familier du comique hong-kongais admettra bien volontiers que l'on a vu bien pire (au hasard? - la scène des oeufs de ODD COUPLE ou le tir de barrage urinaire de DRAGON's CLAWS)

Mais, heureusement, le ton se veut plus sérieux que dans bien des métrages de cette époque et Tony Liu nous offre un film bien dosé, avec autant d'humour que de violences et même, étonnamment, un certain érotisme inhabituel. On y retrouve donc une volonté de la compagnie de Clairwater Bay de moderniser son fond de commerce, devenu un peu obsolète au début des années 80, sans renoncer totalement à ses méthodes de production: décors de studio archi-vu et scénario un peu trop balisé pour susciter l'intérêt de bout en bout.

Néanmoins, THE MASTER fait vraiment une bonne impression tant les combats sont nombreux et variés. On connaît le sens du rythme de cinéaste Tony Liu et, dès ce titre, il impose sa patte, celle d'un homme soucieux d'en donner pour son argent au spectateur en multipliant les affrontements bien menés par des artistes martiaux de haut niveau.

Au final, THE MASTER s'avère efficace, distrayant et jamais ennuyeux, son énergie débordante compensant ses faiblesses et autres facilités. Dans la masse de kung-fu interchangeables produits par la Shaw Brothers lors de son déclin (en gros après la fin des seventies), le métrage de Tony Liu se montre une belle réussite que l'on a hâte de revoir. Un gage de qualité indéniable!