THE CRIMSON CHARM

Titre: The Crimson Charm
ou: Xue fu men
Réalisateur: Huang Feng
Interprètes: Chang Yi

 

Ivy Ling Po
Si Si
Fang Mian
Ku Feng
Sammo Hung
 
Année: 1971
Genre: Wu Xia
Pays: Hong Kong
Editeur Celestial
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite:  

70 %

Résumé:

Chiang Tzu-Chao, le vieux maître d'une école s'interpose lorsque les méchants membres du Crimson Charm Gang veulent violer une jeune fille. Durant l'affrontement le fils du chef du Crimson Charm Gang est tué et, bien sûr, les membres du clan veulent se venger. Notre maître Chiang Tzu-Chao décide alors de se séparer de son plus fidèle disciple afin de le protéger. L'école est bientôt détruite et il ne reste qu'une poignée de survivants, parmi lesquel la belle Fang Fang. (Ivy Ling Po). Au cours du métrage cette dernière perdra un bras mais décidera néanmoins de continuer à combattre le clan du Crimson Charm, à la manière du fameux "one armed swordsman".

Critique:

Un Shaw Brothers typique de la fin des sixties / début des seventies, avec tous les défauts coutumiers mais aussi les indéniables qualités du studio. Huang Feng a, au cours de sa carrière, souvent mis les femmes en valeur (en particulier Angela Mao) et on peut citer parmi ses titres les plus célèbres HAPKIDO, TIGRE NOIR DU KARATE ou encore KUNG FU FIGHTER. Ici c'est véritablement Ivy Ling Po qui vole la vedette au reste du casting dans son rôle de jeune femme ayant perdu un bras.

Le scénario de CRIMSON CHARM n'est pas des plus aisé à suivre et il est donc recommandé de ne le regarder qu'au calme et en étant prêt à plonger dans les méandres d'une intrigue particulièrement tortueuse. Plusieurs personnages principaux, deux histoires principales, différentes vengeances,…Pas simple! Heureusement l'ensemble demeure largement compréhensible et ne tombe pas dans les travers de certains Chu Yuan tardifs, par exemple, en privilégiant la mise en place de personnages intéressants et profonds. Ivy Ling Po domine donc la distribution par sa grâce et son jeu dramatique très convaincant, entourée de Chang Yi et de nombreux seconds rôles très solides.

Au niveau martial, le métrage est efficace mais il ne faut pas en attendre la folie des années ultérieurs mais ce n'était pas là l'essentiel de toutes façons, puisque l'intrigue complexe et les relations entre les protagonsites restent le plus important. THE CRIMSON CHARM est, en résumé, un métrage intéressant, typique de cette époque du cinéma de la Shaw Brothers, lorsque le drame épique, la vengeance longuement différée et les amours contrariées dominaient l'écran et que les affrontements à l'épée servaient à faire progresser le récit et n'étaient pas une fin en soit.

Si on est disposé à regarder ce type de cinéma, au charme un peu suranné, THE CRIMSON CHARM est tout à fait agréable et supérieur à certaines productions plus réputées sorties par la Shaw à la même époque.