| Résumé: |
Chiang Tzu-Chao, le vieux maître d'une école s'interpose lorsque les méchants membres du Crimson Charm Gang veulent violer une jeune fille. Durant l'affrontement le fils du chef du Crimson Charm Gang est tué et, bien sûr, les membres du clan veulent se venger. Notre maître Chiang Tzu-Chao décide alors de se séparer de son plus fidèle disciple afin de le protéger. L'école est bientôt détruite et il ne reste qu'une poignée de survivants, parmi lesquel la belle Fang Fang. (Ivy Ling Po). Au cours du métrage cette dernière perdra un bras mais décidera néanmoins de continuer à combattre le clan du Crimson Charm, à la manière du fameux "one armed swordsman".
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| Critique: |
Un Shaw Brothers typique de la fin des sixties
/ début des seventies, avec tous les défauts coutumiers mais
aussi les indéniables qualités du studio. Huang Feng a, au cours
de sa carrière, souvent mis les femmes en valeur (en particulier
Angela Mao) et on peut citer parmi ses titres les plus célèbres
HAPKIDO, TIGRE NOIR DU KARATE ou encore KUNG FU FIGHTER. Ici
c'est véritablement Ivy Ling Po qui vole la vedette au reste
du casting dans son rôle de jeune femme ayant perdu un bras.
Le scénario de CRIMSON CHARM n'est pas des
plus aisé à suivre et il est donc recommandé de ne le regarder
qu'au calme et en étant prêt à plonger dans les méandres d'une
intrigue particulièrement tortueuse. Plusieurs personnages principaux,
deux histoires principales, différentes vengeances,…Pas simple!
Heureusement l'ensemble demeure largement compréhensible et
ne tombe pas dans les travers de certains Chu Yuan tardifs,
par exemple, en privilégiant la mise en place de personnages
intéressants et profonds. Ivy Ling Po domine donc la distribution
par sa grâce et son jeu dramatique très convaincant, entourée
de Chang Yi et de nombreux seconds rôles très solides.
Au niveau martial, le métrage est efficace
mais il ne faut pas en attendre la folie des années ultérieurs
mais ce n'était pas là l'essentiel de toutes façons, puisque
l'intrigue complexe et les relations entre les protagonsites
restent le plus important. THE CRIMSON CHARM est, en résumé,
un métrage intéressant, typique de cette époque du cinéma de
la Shaw Brothers, lorsque le drame épique, la vengeance longuement
différée et les amours contrariées dominaient l'écran et que
les affrontements à l'épée servaient à faire progresser le récit
et n'étaient pas une fin en soit.
Si on est disposé à regarder ce type de cinéma,
au charme un peu suranné, THE CRIMSON CHARM est tout à fait
agréable et supérieur à certaines productions plus réputées
sorties par la Shaw à la même époque.
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