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"Tetsuo" constitue une sorte d'expérimentation fantasmée sous forme d'un long-métrage (à peine plus d'une heure), filmé en noir et blanc avec de tous petits moyens. Les influences du réalisateurs sont clairement affichées: David Cronenberg (celui des débuts et plus particulièrement "Vidéodrome"), David Lynch période "Eraserhead" et la littérature cyber-punk (William Gibson, "Crash" de Ballard, K.W. Jeter période "Dr Adder").
Ajoutez à cela de fortes références aux mangas (et à "Akira" en particulier) et une fascination pour la sexualité la plus déviante (comme en témoigne la scène où l'épouse de l'homme-machine s'empale sur un sexe-foreuse jusqu'à repeindre les murs de son sang ou les étranges pénétrations d'êtres humains par des morceaux de fer phalliques) et vous obtenez un cocktail fascinant.
Sélectionné au Festival de Rome (et présenté dans une copie dépourvue de sous-tires!) le film obtint le Grand Prix grâce, en partie, à ces malades de Jodorowski et Lloyd Kaufman. Il est vrai que "Testuo", malgrè ses (trop) nombreux défauts possède une incroyable énergie brute qui compense un scénario réduit à sa plus simple expression.
A dire vrai, l'intrigue n'a aucune importance et n'espérez pas y découvrir la moindre logique cartésienne: le film s'apparente à un cauchemar ou, au choix, à un fantasme sado-maso morbide et pervers. Une curiosité intéressante et novatrice, en tout cas.
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