SUPERFIGHTS

Titre: Superfights
ou:  
Réalisateur: Tony Leung
Producteur: Ng See Yuen / Seasonal
Interprètes: Brandon Gaines

 

Keith Vitali
Fay Yu
Rob Van Dam
Kelly Gallant
Chuck Jeffreys
Cliff Lenderman
Année: 1995
Genre: Arts martiaux
Pays: USA / Hong Kong
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite:  

75%

Résumé:

La compagnie de combats libres responsable du Superfights désire s'adjoindre le talent du nouveau venu Jack Cody. Ce-dernier ne tarde pas à découvrir l'envers du décor: corruption, illégalité et autres activités louches. Heureusement, après avoir sauvé la jeune Sally, Jack Cody reçoit l'enseignement martial du grand-père de la demoiselle, ce qui va lui permettre de défier l'organisation Superfights, dirigée par le redoutable Mr Saywer.

Critique:

Petite production hongkongaise facilement trouvable dans les bacs à soldes, SUPERFIGHTS ne paye pas de mine et ressemble à s'y méprendre aux innombrables navets dans lesquels une poignée de combattants de dernière zone lève péniblement la jambe pour des combats minables. Et, surprise, ce n'est pas le cas. Car lorsqu'un cinéaste décide d'appeler son film SUPERFIGHTS, il s'agit d'assurer au niveau martial, sous peine de passer pour un prétentieux ou un fieffé imbécile.

Alors, verdict? Largement positif, le métrage dispensant une quantité impressionnante de combats absolument enthousiasmants. Il faut dire que Tony Leung sait comment donner de l'énergie à cette production de Ng See Yuen, un nom qui met immédiatement l'amateur en confiance.

SUPERFIGHTS n'est certainement pas très crédible et il est surtout fort peu original, l'histoire ressemblant grosso modo à un décalque de KARATE KID mâtiné de BLOODSPORT et même d'un soupçon de ROCKY lors de l'une ou l'autre séquence (la course hautement référentiel du héros dans les rues).

A partir d'une intrigue prétexte et mille fois vues, Tony Leung (également responsable du réputé BLOODMOON) offre au spectateur ce qu'il attend, à savoir une suite quasi ininterrompue de combats de très haut niveau.

Evidemment, l'ensemble ressemble de prime abord à une petite bisserie des années 80, avec sa chanson complètement décalée ("Superfighter!"), ses clichés à gogo et son absence totale d'ambition. L'humour y est lourdingue et certains passables sont franchement risible.

Oui mais, il y a un "mais", et ce "mais" est énorme: les chorégraphes sont exceptionnelles et chaque combattant possède un très haut niveau. D'où une énergie de tous les instants. Le débutant Brandon Gaines est vraiment très très doué, du moins sur le plan physique car, hélas, son complet manque de talent dramatique explique qu'il ne gagna jamais ses galons de vedette du genre.

En résumé, SUPERFIGHTS est définitivement un métrage à l'ancienne: intrigue simpliste, love-story clichée et psychologie rudimentaire ponctuée de trois notes d'humour. Ce qui l'élève largement, très largement, au-dessus de dizaines d'autres films du même genre est simplement le nombre élevé de combats, tous plus réussis les uns que les autres.

Pas un chef d'œuvre bien sûr mais aucun fan de ce type de produit ne se sentira floué à la vision de cette pilule énergétique concentrée!

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