BLACK JIM L'IMPITOYABLE NINJA

Titre: Sun Dragon
ou: Black Jim le Magnifique
ou Hard Way to Die
Réalisateur: Yat Wang Wa
Interprètes: Billy Chong Chun lai

 

Carl R. Scott
Hau Chiu Sing
Chung Tak Ma
Louis Neglia
Shao Sung Liang
 
Année: 1979
Genre: Kung Fu / Western
Pays: Hong Kong / USA
Editeur Bach Films
Violence: * *
Erotisme: *

75%

Résumé:

 

 

 

 

Critique:

De la production martiale pure et dure située dans un décor de Western. Evidemment cela ne change rien au scénario ultra simpliste mais ce cadre varie agréablement des champs asiatiques.

Tourné en Arizona, cette coproduction américano-chinoise utilise les clichés propres au western (aigle volant dans le ciel, cow-boy à cheval, saloon, etc.) même si le décor est réduit et les moyens minimalistes. Mais l'intention est bien là et la musique s'inspire largement des productions westerns classiques pour donner le change.


L'intrigue, elle, est simpliste. Un jeune Noir voit sa famille massacrée par des affreux, se fait blesser, s'enfuit et, après avoir été recueilli par un vieux Chinois sympathique, il s'initie au kung-fu pour se venger.


Pas de quoi crier au génie, mais une petite ligne narrative éprouvée qui permet une série de combats nerveux. Et on peut dire qu'à ce niveau les responsables n'ont pas lésinés sur les joutes martiales.

Le Black Carl R Scott et le Chinois Billy Chong enchaînent les combats avec une énergie qui fait plaisir à voir. Rapides, brutaux, efficaces, bien chorégraphiés, les duels constituent une véritable démonstration d'aptitudes physiques dans un style très old school, comprenez réaliste et dénué de câbles.

Un indien armé d'un tomahawk, des tueurs japonais, un gros méchant qui casse des blocs de glace à mains nues, des chinois, des ricains, tout le monde se tape dessus avec une fureur non feinte. Pour les amateurs du genre, Black Jim constitue à coup sur un maître achat, tant les bastons se succèdent sans laisser au spectateur le moindre répit. C'est bien simple, à la mi-film on peut carrément parler de non-stop. Une expression galvaudée mais ici parfaitement appropriée: cela n'arrête jamais plus de trente secondes en quarante minutes de métrage.

Le final enquille joyeusement les duels à poings nus et à coups de pieds dévastateurs jusqu'au combat entre les deux héros et le super méchant. Une fois celui-ci abattu (vous en doutiez?), le générique annonce un The End et c'est terminé.


Il ne faut pas en espérer le style des productions Chang Cheh, la qualité d'un King Hu ou la complexité d'un Chu Yuan. Non, ici, c'est du kung-fu basique et bourrin, avec des faux raccords et un montage quelconque mais, néanmoins, une réalisation très efficace dès qu'il s'agit de filmer des combats. Et comme ceux-ci sont excellents, pas de raison de se priver.

Un titre qui occupe sans hésiter le peloton de tête parmi ceux sorti dans la collection Kung fu de Bach Films.