SISTER STREETFIGHTER

Titre: Onna hissatsu ken / Woman Certain Kill Fist
ou: La Kara-tigresse aux poings d'acier
Réalisateur: Kazuhiko Yamaguchi
Interprètes: Etsuko Shihomi

 

Hiroshi Miyauchi
Sonny Chiba
Sanae Obori
Kenji Ohba
Masashi Ishibashi
 
Année: 1974
Genre: Arts Martiaux / Action
Pays: Hong Kong
Editeur HKVideo
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite:  

55%

Résumé:

Une nouvelle justicière impitoyable entre en scène! Elle se nomme Lee Long et tente de démanteler un important traffic de drogue

Critique:

Quatrième volet de la saga STREETFIGHTER, cet épisode est en réalité une transition puisqu'il donna naissance à son tour à deux suites, dans lesquelles la belle Shihomi reprend le flambeau de Tsurugi, le street-fighter original, bien plus macho et brutal, évidemment. Si Sonny Chiba est néanmoins présent dans ce nouveau volet, il ne tient même plus le rôle de Tsurugi, d'où l'impression désagréable que l'étiquette "streetfighter" a été apposée à un métrage qui n'a en réalite rien à voir avec la trilogie initiale.

Le scénario, d'une grande médiocrité, s'oublie rapidement et le seul intérêt de ce SISTER STREETFIGHTER réside donc dans les nombreux affrontements martiaux. Les méchants qu'affrontent notre demoiselles vont du karatéka équipés de bracelets munis de griffes d'acier à une bande d'amazones masquées ridicules en passant par un expert du Nunchaku.

De grands moments de bis, en tout cas, que ces combats souvent patauds. La belle demoiselle se contente souvent du minimum et, en deux coups de pieds, envoie ces adversaires au tapis. Rien de follichon, d'autant que la violence outrancière de la saga a disparu. Seuls les quinze dernières minutes - largement influencées par OPERATION DRAGON - se permettent de petits écarts gore, mais sans réussir vraiment à intéresser le spectateur.

Mal fichu à tous les niveaux (l'intrigue est lamentable, les chorégraphies médiocres, les acteurs au mieux passables, la musique sans génie et la mise en scène paresseuse), SISTER STREETFIGHTER se laisse pourtant regarder d'un œil distrait. Avec une durée de 80 minutes, dont la moitié dévolue aux combats, l'ensemble garde un côté "plaisir coupable" pour cinéphiles amateurs de gros bis seventies.

Mais, il faut l'avouer, le grand écart entre la réputation d'une saga et la vision effective de celle-ci a rarement été aussi douloureux pour le spectateur. Bref, une déception complète!