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Quatrième volet de la saga STREETFIGHTER, cet
épisode est en réalité une transition puisqu'il donna naissance
à son tour à deux suites, dans lesquelles la belle Shihomi reprend
le flambeau de Tsurugi, le street-fighter original, bien plus
macho et brutal, évidemment. Si Sonny Chiba est néanmoins présent
dans ce nouveau volet, il ne tient même plus le rôle de Tsurugi,
d'où l'impression désagréable que l'étiquette "streetfighter"
a été apposée à un métrage qui n'a en réalite rien à voir avec
la trilogie initiale.
Le scénario, d'une grande médiocrité, s'oublie
rapidement et le seul intérêt de ce SISTER STREETFIGHTER réside
donc dans les nombreux affrontements martiaux. Les méchants
qu'affrontent notre demoiselles vont du karatéka équipés de
bracelets munis de griffes d'acier à une bande d'amazones masquées
ridicules en passant par un expert du Nunchaku.
De grands moments de bis, en tout cas, que
ces combats souvent patauds. La belle demoiselle se contente
souvent du minimum et, en deux coups de pieds, envoie ces adversaires
au tapis. Rien de follichon, d'autant que la violence outrancière
de la saga a disparu. Seuls les quinze dernières minutes - largement
influencées par OPERATION DRAGON - se permettent de petits écarts
gore, mais sans réussir vraiment à intéresser le spectateur.
Mal fichu à tous les niveaux (l'intrigue est
lamentable, les chorégraphies médiocres, les acteurs au mieux
passables, la musique sans génie et la mise en scène paresseuse),
SISTER STREETFIGHTER se laisse pourtant regarder d'un œil distrait.
Avec une durée de 80 minutes, dont la moitié dévolue aux combats,
l'ensemble garde un côté "plaisir coupable" pour cinéphiles
amateurs de gros bis seventies.
Mais, il faut l'avouer, le grand écart entre
la réputation d'une saga et la vision effective de celle-ci
a rarement été aussi douloureux pour le spectateur. Bref, une
déception complète!
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