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STREET FIGHTER'S LAST REVENGE poursuit l'évolution
du personnage de Tsurugi, transformé ici en une sorte de super-agent
inspiré de James Bond et de Mission: Impossible. On le voit
ainsi utiliser quelques gadgets, dont les inévitables masques
lui permettant de changer d'identité à loisir. Peu crédible
mais indéniablement amusant.
Le scénario, très classique, envoie notre héros
(de moins en moins anti-héros!) à la recherche d'une cassette
audio contenant des informations politiques compromettantes.
Très prévisible, y compris lors des petits twists et autres
surprises finalement bien peu…surprenantes. L'intrigue semble
en outre un rien confuse, voire inutilement compliquée, avec
plusieurs factions qui se disputent la cassette et se trahissent
pour quelques poignées de dollars…
Au milieu du bordel, Tsurugi n'aime pas se
faire doubler et rend la justice de son inimitable manière (disons
à la façon Steven Seagal avec quinze ans d'avance) en cassant
des bras et en brisant des cranes. Niveau violence, ce STREET
FIGHTER'S LAST REVENGE s'inscrit dans la lignée du précédent
mais atténue encore l'aspect gore du film original, au point
que le sang ne coule pratiquement plus lors des combats. Frustrant!
Même si chacun fait son boulôt de manière correcte
(dans les limites du cinéma d'exploitation s'entend), STREET
FIGHTER'S LAST REVENGE déçoit: il ne possède ni les outrances
du premier, ni les qualités divertissantes du second, aboutissant
à un simple actioner très ancré dans son époque. En privilégiant
les aspects les plus grands publics de la saga, le cinéaste
passe complètement à côté de ces éléments les plus cultes, à
savoir le jeu de Sonny Chiba (lequel délaisse le style "Bruce
Lee en rut" au profit d'un jeu plus posé proche d'un James Bond
du pauvre) et les combats de karaté aussi approximatifs que
sanglants, ici noyé dans une intrigue trop convenue pour vraiment
intéresser le spectateur.
Reste que Sonny Chiba parvient à se montrer
sous un meilleur jour et joue au héros, dont les mérites et
le physique sont vantées par une série de "Tsurugi's girls"
en extase devant ses muscles et sa puissance virile. Difficile
d'ailleurs de ne pas prendre son parti lorsqu'il offre quelques
mandales à une poignée de méchants caricaturaux au possible
qui tiennent plus du vilains de comic-books que de l'authentique
mafieux. Le Mexicain doté de pouvoirs magiques (en fait des
lasers dissimulés dans son costume!) fera bien rire dans les
chaumières, de même que la confrontation finales où les adversaires
se concentrent tellement qu'on les sent prêt à éclater. Il faut
dire que seule la technique de la "Mort Foudroyante" peut contrer
la redoutable tactique dite du "Grand Tsunami".
Bref, du bis, à la fois pataud et sympathique,
enthousiaste et raté, fun et ennuyeux…Un divertissement acceptable,
aux limites de l'auto-parodie, mais cette fois, la coupe est
pleine, n'en jetez plus!
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