STRRET FIGHTER 2: RETURN OF THE STREETFIGHTER

Titre: Satsujin ken 2
ou: Return of the Streetfighter
Réalisateur: Shigehiro Ozawa
Interprètes: Sonny Chiba

 

Yôko Ichiji
Masashi Ishibashi
Claude Gannyon
Shingo Yamashiro
Hiroshi Tanaka
 
Année: 1973
Genre: Arts Martiaux / Action
Pays: Japon
Editeur HK Video
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite: The Streetfighter's Last Revenge

65%

Résumé:

Tsurugi revient dans une nouvelle aventure au cours de laquelle il va s'opposer à de nombreux méchants.

Critique:

Si le premier STREETFIGHTER est devenu culte de part le monde (et particulièrement aux Etats-Unis) c'est manifestement davantage par le biais d'un contexte favorable (déferlante du cinéma martial, classement X pour ultra-violence, chroniques dythirambiques de cinéastes influents - en particuliers Tarentino) que pour ses qualités intrinsèques.

Or, étonnamment, RETURN OF THE STREET FIGHTER se révèle plus réussi que son modèle, même si il ne cherche pas à le concurencer sur ces aspects les plus célèbres (et irritants), à savoir le jeu outré de Chiba et le gore gratuit. La violence, quoique fort présente, est néanmoins moins extrême que dans le premier épisode et les chorégraphies semblent également plus travaillées, de même que le scénario, à la fois plus efficace et plus haletant. Une petite dose d'humour est également de la partie, ainsi que l'une ou l'autre séquences de nus vaguement érotique, indissociables sans doute du cinéma d'exploitation des seventies.

Evidemment, tout n'est pas rose et les trop nombreux flash-backs issus du premier film allongent inutilement la durée d'un métrage sinon fort ramassé (une heure vingt minutes). La réalisation, pour sa part, est au mieux purement illustrative et le montage aurait largement gagné à se montrer plus nerveux. Au niveau du jeu d'acteurs, ce n'est guère la joie non plus, même si Chiba possède un certain…euh..style, que l'on a le droit d'aimer ou de détester.Pour les allergiques aux poses pseudo-Bruce Lee du karateka japonnais, disons que ce RETURN OF THE STREET FIGHTER sera plus digeste que l'original. Dans cette séquelle, Sonny Chiba adopte un jeu plus nuancé, plus posé, et oriente son personnage vers un anti-héros beaucoup plus respectable que le salopard avide d'argent du précédent volet.

Le scénariste a décidé d'humaniser un minimum ce gros méchant de Tsurugi en lui adjoignant, entre autres, une irritante partenaire. Puisqu'on parle du scénariste, disons que ce-dernier ne s'est sans doute pas trop foulé à écrire une intrigue prétexte, laquelle réussit à être à la fois simpliste (dans sa trame) et embrouillée dans son déroulement, au point que l'on n'y comprend plus grand-chose, d'autant que les invraissemblances abondent.

Si on retire les séquences manifestement tournées pour remplir de la pellicule et les flash-backs ont comprend que RETURN OF THE STREET FIGHTER n'a rien à dire…mais qu'il remplit son contrat de série B énervée et violente. Mais, au final, ce deuxième volet s'avère donc distrayant et plutôt amusant à suivre.