SOLEIL ROUGE

Titre: Red Sun
ou:  
Réalisateur: Terence Young
Interprètes: Charles Bronson

 

Toshiro Mifune
Alain Delon
Ursula Andress
Capucine
 
 
Année: 1972
Genre: Western / chambarra
Pays: France
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite:  

65%

Résumé:

Far West, 1870. Un train est braqué par des bandits qui s'emparent d'un sabre de grande valeur. Un cadeau destiné au président des Etats-Unis de la part de l'ambassadeur du Japon. Pour ne pas perdre la face, l'ambassadeur demande à un de ses samouraïs de récupérer l'arme. Et ce en moins de 7 jours.

Critique:

SOLEIL ROUGE fait les beaux jours de la télévision depuis tant d'années qu'on pourrait le croire usé à force de rediffusions. Et pourtant, non! Cela reste un divertissement des plus sympathiques malgré ses nombreux défauts. Massacré par la critique, l'ensemble parvient néanmoins à divertir.

Il faut dire que le défilé de stars internationales ici réunies à de quoi satisfaire l'amateur de cinéma populaire. Toshiro Mifune, Charles Bronson, Alain Delon et Ursula Andress, réunit dans un seul film qui, en plus, tente la synthèse du chambarra, du western et de l'aventure, ce n'est pas rien!

Avec sa confrontation humoristique entre les traditions nippones et le côté bourru des cow-boys, SOLEIL ROUGE jour ouvertement la carte des répliques bien senties, des personnages caricaturaux mais irrésistibles et d'une action bien présente, à la fois violente et désamorcée par un ton résolument second degré. Personne ne semble vraiment dupe du spectacle proposé mais chacun s'applique à assurer le boulot, en particulier les acteurs qui sont tous excellents. Toshiro Mifune découvre l'Amérique crasseuse de l'Ouest, ses indiens agressifs et ses prostituées empressées. Charles Bronson est un pistolero macho, charmant, cruel et prêt à tout pour supprimer l'infâme tueur incarné par un très décontracté Alain Delon. Pour compléter ce trio masculin, le spectateur peut admirer les formes de la belle Ursula Andress, ce qui ne gâche rien.

Terence Young n'a évidemment pas le talent lyrique de Leone, ni la science de Valerii, Solima ou Corbucci mais il parvient à tirer son épingle du jeu, quoique sa réalisation aurait sans doute beaucoup gagné à se montrer un poil plus nerveuse.

Reste que l'ambiance western est bien rendue, même si nous sommes proches de l'auto-parodie. Les belles chevauchées, les paysages grandioses, les coups de sabre et de révolvers, la musique entraînante…tout est là, dans une intrigue peu crédible mais amusante et sans prétention.

Décrié et sous-estimé ("un western sans âme"), SOLEIL ROUGE garde pourtant une jolie côte d'amour chez pas mal de fans et, tant d'années après sa réalisation, il se suit toujours avec le même plaisir innocent.