SHUTTER

Titre: Shutter
ou:  
Réalisateur: Banjong Pisanthanakum & Parkpoom Wongpoom
Interprètes: Ananda Everingham

 

Natthaweeranuch Thomgmee
Achita Sikamana
Unnop Chanpaibool
 
 
 
 
Année: 2004
Genre: Fantastique / Epouvante / Horreur
Pays: Thaïlande
Editeur Asiamania
Violence: * * *
Erotisme: * * *
Suite:

80%

Résumé:

Tun et Jane, un jeune couple étudiant la photographie, rentrent d'une soirée arosée. Sur la route du retour, la nuit, ils percutent une femme. Tun refuse de prévenir la police et demande à Jane de fuir. Rongés par la culpabilité, Jane essaie d'en apprendre davantage mais, apparemment, personne n'est au courrant, ni dans les hopitaux ni dans les journaux. Parallèlement, d'étranges ombres commencent à apparaître sur les photos prises par Tun…Serait-ce l'esprit de la défunte qui se manifeste?

Critique:

De prime abord, SHUTTER apparaît comme un thriller horrifique asiatique de plus, à base de fantômes revanchard et de personnes à la perception extra-sensorielle développée. Bref, du "I See Dead People" classique, venant après une poignée de réussites (RING, DEUX SŒURS, THE EYE, THE GRUDGE, LA MORT EN LIGNE) et de trop nombreuses déclinaisons peu ou pas convaincantes. Ce n'est pas totalement faux car, il faut l'avouer, SHUTTER n'est pas franchement original.

Mais l'ensemble est emballé avec une belle maestria et, dans ce genre encombré, il s'impose comme une excellente et passionnante réussite. Le scénario s'applique aussi à compliquer un peu la donne et brosse le portrait de deux "héros" finalement peu recommandable, un procédé rarement utilisé dans ce style de métrage. Les cinéastes peuvent, heureusement, s'appuyer sur le jeu très efficace des principaux interprètes qui parviennent à se montrer crédibles et convaincants.

Les effets de terreur, pour leur part, sont bien dosés et jouent largement sur l'attente, l'atmosphère et l'angoisse larvée, tout en se permettant quelques "bouh fais moi peur!" tétanisant, bien servis par une musique adéquate et une utilisation efficace des ressources sonores pour distiller l'effroi. Certes, certaines tactiques horrifiques ne sont pas neuves (les cheveux du fantômes utilisés à bon escient, les "flash" surprennant) et ont déjà été éprouvées dans de nombreux titres similaires mais la recette fonctionne pourtant et parvient encore à surprendre.

SHUTTER n'a pas l'ambition de renouveller le genre, "seulement" de donner au spectateur ce qu'il est venu chercher, à savoir un "tour de manège" d'une belle efficacité qui se suit avec un intérêt constant. En résumé, une très bonne surprise!