SHAOLIN CONTRE LAMA

Titre: Shaolin Dou Lama
ou: Shaolin Vs Lama
Réalisateur: Tso Nam Lee
Interprètes: Alexander "Lou" Lo Rei

 

Sun Jung-chi
William Yen
Chen Shan
 
 
 
Année: 19
Genre: Kung fu
Pays: Hong Kong
Editeur Kung Fu Classics
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite:  

80%

Résumé:

Un jeune homme connaissant plusieurs styles martiaux recherche désespérément un grand maître capable de le vaincre. Il décide d'apprendre les techniques ancestrales de Shaolin, lesquelles lui seront bien utiles contre un cruel moine du monastère.

 

Critique:

Shaolin Vs Lama peut être considéré comme un excellent exemple du style de Tso Nam Lee et se hisse au niveau des meilleurs films du genre. Kung-fu old school des plus réjouissants, il procure à l'amateur ce qu'il est venu chercher, à savoir une suite d'affrontements martiaux bien menés, nombreux et nerveux. Le scénario ne casse pas trois pattes à un canard mais plutot deux à un poulet puisqu'il est question d'un vieux maître qui refuse d'apprendre le kung-fu à un jeune chien fou, lequel arrive finalement à ses fins en employant une ruse ma foi inédite: apporter au vieil homme un poulet bien appétissant qui fera fléchir les bonnes résolutions du sifu.

Bien sûr, l'intrigue s'appuie sur le traditionnel schéma de la vengeance et c'est Alexander Lo Rei, "Lou" pour les intimes qui débarque à Shaolin pour apprendre les techniques les plus redoutables et tuer de méchants lama tibétains aux costumes disco des plus réjouissants. Ce brave "Lou" possède un jeu limité et carictaural mais une véritable puissance et il devient au fil de l'entrainement une incroyable machine de guerre qui saura triompher des vils Lamas.

Dans la lignée des classiques bis de Robert Tai (comme l'ahurissant Ninja Final Duel), cette petite production taïwanaise surfant sur la vague porteuse de Shaolin constitue un plaisir coupable pour tous les fans de cinéma d'action. Il s'agit donc d'accepter le coté archi éculé de l'histoire, l'aspect prévisible des rebondissements et la lourdeur pachydermique de l'humour (dont la scène ultra-crétine du pied qui pue dans la bouche!). Ensuite, on lance le film et c'est parti pour 90 minutes de bonheur.

Ici, pas de complication: les méchants sont ignobles et ricannent sans arrêt, vêtu de costumes entre la toge romaine et le drap de plage repeint en mauve ou en jaune et or. Ce soir-là, à Shaolin, c'était manifestement soirée disco, pour ne pas dire réunion de l'amicale de la gay-té.

Mais le film ne fait pas pauvre pour autant: il bénéficie de jolis décors, en majorité des temples antiques, grandioses et assez bien filmée par un Tso Nam Lee inspiré. Bref, voici un exemple recommandable (et même recommandé!) de série B sans le sous mais énergique et rythmée, avec une profusion de joutes martiales réjouissantes. Dans le genre, c'est du tout bon!