SHAOLIN DOLEMITE - THE NINJA FINAL DUEL 2

Titre: Shaolin Dolemite
ou: Ninja - Final Duel 2
Réalisateur: Robert Tai
scènes addit: Rudy Ray Moore
Interprètes: Eugene Thomas (Tupac)

 

Alexander Lou (Prince Sanada)
Robert Tai (Abbot White)
Rudy Ray Moore (Monk Ru-Dee)
Alan Lee
Alice Tseng (Ninja Ho)
Jimmy Lynch (Sam the Spliff)
Année: 1986 / 1999
Genre: Kung Fu
Pays: Taiwan / USA
Editeur Kung Fu Classics
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite:  

30%

Résumé:

Les Ninjas sont toujours décidés à en découdre avec les moines de Shaolin. Malgrè l'échec de leur précédente tentative, ils décident une nouvelle offensive.

 

Critique:

Ninja The Final Duel durait à l'origine environ 11 heures. Une véritable saga découpée en trois partie tournée à l'origine en 1986. Robert Tai décide donc d'exploiter les bouts de pellicules restantes (oui, les chutes quoi!) plus de douze ans après avoir filmé quasi toutes les scènes.

Pour cela il engage Rudy Ray Moore, alias Dolemite, acteur de blaxploitation Z des seventies qui se trouve parachuté n'importe comment au milieu d'une intrigue déjà totalement incohérente. Ses apparitions, malgrè son statut de tête d'affiche, se résume à une poignée de minutes au cours desquels il contemple le spectacle en cours en lançant des motherfuckers à répétition.

Son rôle étant secondaire, le vrai héros demeure Alexander Lou, lequel est aidé par un maître Shaolin nommé White Abbot joué par non moins que Robert Tai en personne et par (roulement de tambour!) David Crocket avec son costume en peau de castord et son épée! Du coté des méchants, Alan Lee demeure le chef suprème et porte toujours un costume ridicule, même si il se fait voler la vedette par Eugène Thomas qui incarne un sorcier surpuissant capable de ressusciter les morts et doté d'une cloche maléfique qui peut briser les tympans. Au final, il lève carrément deux zombies karatékas recouverts d'or et d'argent pour détruire une fois pour toute le monastère Shaolin. Tout ce petit monde se tape donc dessus avec une absence totale de retenue (les cables sont tous très visibles) et on invite heureusement Alice Tseng pour refaire son numéro de combattante à poil (juste le haut cette fois, hélàs) qui n'hésite pas à battre le pauvre moine refoulé Alexander Lou à coup de seins au visage durant une bonne minute. Trop affreux comme technique.

Tout ça parait prometteur mais, finalement, le spectateur sature devant tant de combats débiles, de situations stupides et de dialogues affligeants. Il faut dire que le doublage anglais est infâme (aucune synchronisation: les types débitent leurs dialogues lèvres closes) et l'image laide à souhait (défaut du dvd ou conséquence d'un assemblage de bobines hétéroclites? Un peu des deux sans doute!).

Là où Ninja Final Duel nous amusait souvent, cette séquelle finit par s'avérer ennuyeuse: on n'y retrouve que trop rarement l'aspect ultra-bis du précedent volet et on s'ennuie vite de cette succession interminable de mauvais combats. Les trois derniers quart d'heures donnent dans l'action non-stop et constitue un bon test d'endurance: même les fans les plus acharnés de kung-fu vont certainement froler la saturation!

Bref, nous sommes en présence d'un gros navet mal ficelé et mal monté, rendu pire encore par la pathétique tentative de Rudy Ray Moore d'en tirer une parodie. Revoyez plutôt le délirant premier volet!