SHAOLIN CONTRE LES 8 SERPENTS

Titre: Flash legs
ou: Shaolin Deadly Kicks
autre titre Karaté King
Réalisateur: Wu Ma
Interprètes: Dorian Tan

 

Lo Lieh
Lung Fei
Kam Kong
Doris Lung Chung Erh
 
 
Année: 1977
Genre: Kung Fu
Pays: Hong Kong
Editeur Bach Films ou FIP
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

60%

Résumé:

La triade des 8 boas s'empare du plan indiquant la route menant à un immense trésor. Afin de brouiller les pistes, les 8 bandits se séparent: chacun emporte un morceau de la carte et ils se donnent rendez-vous trois ans plus tard. Mais un des voleurs finit en prison et raconte à Fan Tung, son compagnon de cellule, l'histoire du fabuleux trésor.

 

 

Critique:

Un agréable kung-fu pian très traditionnel mais largement sympathique. Réalisé par le fameux WU MA, le film se base sur un scénario fort classique mais agréable et assez bien mené.

Le réalisateur et acteur Wu Ma est surtout connu pour ses seconds rôles dans de nombreux films réputés. Le public a pu ainsi le remarquer, souvent aux cotés de Jackie Chan et / ou Sammo Hung dans Le Marin des Mers de Chine, Police Story, L'Exorciste Chinois, Pom Pom, Le Flic de Hong Kong, la saga Mr Vampire et, surtout, en moine taoiste adepte de la magie et du rap dans Histoire de Fantômes Chinois.

Mais il a également réalisé ou co-réalisé un trentaine de long-métrages dont La Légende du Lac, All Men Are Brothers, Just Heroes, Wu Tang Clan, Les Rescapés de l'Enfer, La Fureur du Revenant, etc.

Ici il orchestre un script simple qui permet surtout une série de combats assez nerveux et plutôt bien ficelés où l'on remarque surtout les aptitudes assez efficaces du héros. Ce-dernier, nommé Dorian Tan, est un champion coréen de Taekwando, ce qui lui permet de décocher des coups de pieds très puissants qui cognent comme de véritables boulets de canon.

Wu Ma multiplie les bastons énergiques sur une trâme très mince et conclut son métrage par un duel des plus réussis entre le Dorian Tan en question et le fameux Lo Lieh. Au niveau quantité, le public est servi. Niveau qualité c'est une autre paire de manche: les coups ne sont pas portés (et cela se voit) et les chorégraphies sont minimalistes. Pourtant, le spectateur se laisse prendre à l'intrigue et l'action quasi non-stop permet de passer un moment des plus agréables.

Quelques intermèdes romantiques, deux ou trois considérations quasi philosophiques et l'un ou l'autre passages plus ambitieux (quoique parfois un peu risibles) élèvent le sujet même si l'important reste les affrontements martiaux.

Très nombreux et bien filmés, ils constituent l'intérêt majeur de ce genre de produit et chacun en a ici pour son argent. Pas de raison de se priver de cette petite série B vendue à bas prix chez FIP (sous le titre de Karaté King) ou chez Bach Films. Cela dit nous sommes quand même bien loin du chef d'oeuvre mais ce n'est pas non plus ce qu'on cherchait en glissant la galette dans le lecteur, non?