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Alexander Lou, acteur très puissant au physique
impressionnant, connu une belle petite carrière au début des
années 80. Après avoir débuté dans SECRET RIVALS 3 et l'excellent
CINQ MERCENAIRES, il tourna pour Robert Tai et s'imposa comme
un combattant accompli que l'on revit ensuite dans les classiques
NINJA FINAL DUEL, SHAOLIN Vs LAMA, LES GARDES DE SHAOLIN, etc.
Il est ici la star et l'attraction principale de cette petite
production parfaitement réjouissante même si évidemment fortement
connotée "bis".
L'intrigue n'est guère complexe, avec ce méchant
caricatural (Alan Chui) qui cherche à monter les factions rivales
Lama et Shaolin l'une contre l'autre afin de s'emparer du pays.
Rien de folichon ni de novateur, l'intérêt étant manifestement
ailleurs. Et cet "ailleurs" ce sont, bien évidemment, les séquences
d'action, lesquelles se succèdent avec une frénésie typique
du old-school made in Taiwan de l'époque. Le point positif des
affrontements réside certainement dans leur énergie et le nombre
d'adversaires impliqués, tous dotés de capacités martiales supérieures
à la moyenne. Le point négatif, par contre, est l'usage continuel
de l'accélérer, cette technique qui permet de décupler la vitesse
des duels. Ici, cette accélération est souvent outrancière,
au point de rendre les combats un rien risibles même si ils
restent fort efficaces et bien chorégraphiés, du moins si on
accepte leur "impossibilité".
Autre point à signaler, qui se révèle un défaut
ou une qualité selon l'humeur, SHAOLIN TEMPLE AGAINST LAMA offre
du non-stop, du pur et dur, à savoir qu'il s'écoule rarement
plus de trois minutes entre les combats. A ce point cela devient
parfois épuisant, tant il parait difficile de souffler ou de
rester motiver devant un tel déferlement martial. Même les fans
les plus acharnés risquent de se sentir un peu saoulé sur la
longueur, d'autant que pas mal de séquences paraissent un peu
répétitives. Reste quelques séquences plus délirantes, comme
les tueurs surgissant du sable, dans une technique similaire
à celle ensuite souvent vues dans les "ninja-teries" de Robert
Tai, ici chorégraphe et grand maître d'œuvre d'un métrage qui
porte indéniablement sa patte, ne serait-ce que par son ambiance
bis et la présence de toute sa troupe coutumière d'acteurs en
roue libre.
Evidemment, le grand méchant possède une technique
à la BORN INVINCIBLE, ne disposant que d'un unique point faible
lorsqu'il rend sa peau indestructible. Alexander Lou finira
bien sûr par trouver la faille et enverra cet adversaire hors
du commun au tapis.
Avec sa pauvreté de production (le budget semble
plutôt misérable), SHAOLIN TEMPLE AGAINST LAMA n'est donc pas
un chef d'œuvre, loin de là, mais il peut prétendre au titre
de petit classique du old-school. Les costumes colorés (disco
forever!), les décors naturels superbes (en opposition aux intérieurs
de studio qui semblent avoir été confectionnés à partir des
éléments les plus kitsch trouvés dans un magasin asiatique)
et la multitude de combats, parfois assez violents (et même
un peu gore sur les bords) en font un quasi incontournable du
genre, à même de contenter les fans.
Recommandé, donc!
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