LE TEMPLE DE SHAOLIN

Titre: Shao Lin Tzu
ou: The Shao Lin Temple
Réalisateur: Zhang Xinyan
Interprètes: Jet Li

 

Yue Chenwei
 
 
 
 
 
Année: 1982
Genre: Kung Fu
Pays: Chine Populaire
Editeur HK Vidéo (K7)
Violence: * * *
Erotisme: *
Suite: Les Héritiers de Shaolin

75%

Résumé:

Après que son père ait été tué, une jeune homme, Yuen, rejoint le monastère de Shaolin. Il commence un sévère entrainement pour apprendre le kung-fu tandis que les ennemis du temple cherche à le détruire.

 

 

Critique:

Voici le premier film de Jet Li, lequel était alors âgé d'à peine vingt ans. Tourné dans de superbes décors, au coeur même de l'authentique monastère mythique (pour la première fois), cette version de la lutte entre les moines Shaolin et leurs ennemis, ici sous la dynastie Song, est très agréable à suivre. Doté d'un énorme budget (10 millions de dollars, ce qui en 1982, représenté une somme colossale), annoncée durant plusieurs années (1979 en fait), superbement photographié, Shaolin Temple constitue le premier volet d'une trilogie intéressante dont le dernier épisode (Les Arts Martiaux de Shaolin) demeure le sommet.

La première partie du film voit Jet Li récupérer de ses blessures, vouloir devenir moine, être confronté aux dures réalités de la vie monacale, tomber amoureux d'une fille dont il a mangé le chien (ça c'est le moment euh...comique), s'entrainer aux arts martiaux, discuter philosophie de base et sens de la vie, etc. C'est naïf, pas très original mais, finalement, on ne s'ennuie pas du tout et on passe même un bon moment, en dépit du manque d'action.

Ensuite, c'est le moment de combattre et toute la seconde moitié du métrage consiste en une série de combats martiaux à l'ancienne. Donc, pas de câbles, pas de trucages grossiers, mais de véritables pratiquants qui se donnent des coups de pieds et de poings, qui voltigent et se font mal pour notre plus grand plaisir. Du pur old school bien mené et bien puissant, capable d'enthousiasmer tous les fans du genre.

Malgrè une réalisation souvent purement illustrative, quelques longueurs et baisses de rythme (durant les quarante premières minutes surtout) et un scénario vraiment simpliste, ce premier film de Jet Li reste un spectacle réjouissant et tonique. Aucune raison de se priver de ce bon kung fu pian à l'ancienne, donc.

Selon Christophe Champleaux (in Tigres & Dragons), la plus belle scène du film, au cours de laquelle Jet Li s'entraine sans relâche alors que passent les saisons, fut réalisée par Liu Chia Liang dans les studios de la Shaw Brothers.