SHAOLIN MARTIAL ARTS

Titre: Hong quan yu yong chun
ou: Shaolin Martial Arts
Réalisateur: Chang Cheh
Interprètes: Chi Kuan-Chun

 

Alexander Fu Sheng
Gordon Liu
Johnny Wang
Leung Kar-Yan
Simon Yuen
Bruce Tong
Année: 1974
Genre: Kung Fu
Pays: Hong Kong
Editeur Celestial
Violence: * * *
Erotisme: *
Suite: Les 5 Grands Maîtres de Shaolin

80%

Résumé:

Les survivants du Monastère de Shaolin luttent contre les méchants Mandchous.

Critique:

Cette production Shaw Brothers s'inscrit dans la série de métrages (une dizaine au total) consacrés au Monastère de Shaolin que tourne Chang Cheh au milieu des années 70. Le scénario, ici, est véritablement rachitique et n'est guère passionnant à priori.

Au début du film un conflit éclate entre les disciples de Shaolin et les méchants Mandchous. L'arrivée opportune des policiers permet aux Mandchous de se sortir de ce mauvais pas mais le notable local des Qing en appel à deux maîtres redoutables pour exterminer les rebelles. Ces combattants possèdent des techniques martiales particulières les rendant pratiquement invincibles. L'un maîtrise son corps au point de le rendre aussi résistant qu'une armure d'acier (Colossus es-tu là???) et l'autre renvoie à l'expéditeur toute l'énergie investie dans une attaque. Seuls quatre élèves vont survivre et leur vieux maître les envoie auprès de deux experts pour perfectionner leurs arts martiaux. Au terme d'un difficile entraînement, les intrépides Shaolin sont pourtant vaincus et assassinés. Il ne reste donc que deux disciples pour triompher des méchants!

Essentiellement axé sur l'entraînement et l'apprentissage martial des héros, SHAOLIN MARTIAL ARTS prend son temps pour détailler la progression physique et spirituelle des bouillonnants combattants forcés de réapprendre, voire même de "dé-apprendre" tout ce qu'ils pensaient savoir des arts martiaux pour contrer les techniques de leurs redoutables adversaires. L'essentiel de la projection est donc occupée par cet entraînement et seuls quelques saynètes voulues romantiques (mais souvent très kitsch) viennent distraire le spectateur.

Heureusement, SHAOLIN MARTIAL ARTS n'est jamais lassant ni même ennuyeux, tant Chang Cheh et son chorégraphe Lui Chia-liang trouvent le juste rythme et confèrent à l'ensemble une vraie énergie, agrémentée de quelques combats spectaculaires et sanglants. La relation Sifu-élève est également bien décrite et préfigure les grands succès ultérieurs de la comédie kung fu en alternant passages sérieux, démonstrations de force et humour bon enfant.

Avec son casting de grosses pointures alors débutants (Fu Sheng, Johnny Wang, Gordon Liu, Leung Kar Yan, etc. y trouvent leur premiers rôles marquants) mais déjà fort doués tant dramatiquement que martialement parlant, SHAOLIN MARTIAL ARTS s'impose comme une des meilleures œuvres de Chang Cheh consacrée au célèbre monastère. En dépit de son scénario simple et de sa mise en scène privilégiant l'efficacité, le film est, au final, un excellent divertissement qui en donne au spectateur pour son argent. A voir sans hésiter, donc!