SHAOLIN CONTRE LEOPARD

Titre: Meanstreets of kung fu
ou:  
Réalisateur: Yang Tao
Interprètes: Barry Chan

 

Au Lap Bo
Liu Ping
Chan Wai Lau
 
 
 
Année: 1976
Genre: kung fu débile
Pays: Taiwan
Editeur Bach Films
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

20%

Résumé:

Deux fillettes séparées à la naissance suite au meurtre de leurs parents deviennent grandes, apprennent le kung fu et décident de se venger.

Critique:

La vie c'est comme un kung fu de chez Bach, on sait jamais sur quoi on va tomber. Nous pensions naïvement que Le Sang du Dragon était le plus mauvais titre de la collection mais la couronne du Z vient de lui être ravie par ce ridicule Shaolin Contre Léopard.

Pourtant les dix premières minutes parviennent presque à faire illusion, d'autant que la musique n'est pas mal et que le format scope est respecté. Hélas, l'ensemble sombre ensuite dans le portnawak le plus débile sans parvenir à distraire un spectateur au bord de l'endormissement.

Il n'y a pas vraiment de scénario, juste une vague ligne directrice, celle, déjà largement usitées, des deux enfants (ici deux fillettes) séparés à la naissance suite au meurtre de leurs parents par les méchants. Des années plus tard l'heure de la vengeance a sonné mais elles sont chacune dans des camps opposés. Heureusement, un médaillon permet de les reconnaître.

Le Z est ici souverain et il ne faut donc pas trop se préoccuper d'intrigue. Dès qu'on voit un type marcher sur un arbre, le corps perpendiculaire au tronc, on comprend que le film ne sera pas un chef d'œuvre. D'autant que l'héroïne, affublée d'un costume de Ninja, se met alors à grimper à dix mètres en marchant sur l'air.

Les combats débiles se suivent ensuite: un bad guy tente d'hypnotiser la gentille qui réplique en créant un vent surpuissant en moulinant des bras avant de disparaître. Un pouvoir de disparition dont est doté un méchant, également, et notre héroïne réplique en lançant de la fumée avec les bras.

Comme souvent dans ce genre de productions fauchées, certains combats commencent en intérieur pour se poursuivre en extérieur, style au bord d'une rivière, en un clin d'œil. Le sommet de l'idiot est atteint lors d'un affrontement entre la fifille Ninja et un chauve vêtu d'un ridicule costume genre peignoir tigré. Notre méchant se met à cracher du feu comme si il possédait un lance-flamme caché dans la bouche mais la demoiselle réplique en projetant de l'eau glacée avec ses paumes, au point de geler la bouche de son adversaire.

Le tout est agrémenté de très médiocres chorégraphies, genre démonstration de patronage, et grevé d'invraisemblances débiles, la plus drôle étant le temps énorme mis par l'héroïne a rattrapé le big boss, lequel boite pourtant alors qu'elle courre comme une gazelle.

Si vous y ajoutez du dialogue ultra lourd comme ceux ci:

- "Buvons à leur santé"

- "T'as une drôle de façon de parler, ils sont morts"

Ou encore

- "Tu as vu comme il mange"

- "Je te signale que c'est une fille"

- "Ah bon?"

- "Ben oui, ça se voit non?"

et un doublage abominable, vous obtenez un navet kung fu de plus. Complètement raté et même pas suffisamment débile pour contenter les adeptes du second degré.

Bref, à fuir!