LES 7 GRANDS MAîTRES DE SHAOLIN

Titre: Seven Grandmasters
ou:  
Réalisateur: Joseph Kuo
Interprètes: Jack Lung Sai-Ka

 

Lee Yi Min
Mark Lung
Lung Fei
Corey Yuen Kwai
Alan Tsui Chung-Sun
Nancy Yen
Année: 1978
Genre: Kung Fu
Pays: Taiwan
Editeur FIP
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

75%

Résumé:

Un grand Maître de Shaolin se définit comme le seigneur incontesté des arts martiaux. Mais les sept grands maîtres du Sud ne sont pas convaincu et lui propose une série de joutes pour déterminer qui est le meilleur combattant.

 

 

Critique:

Une intrigue ultra classique, une esthétique assez pauvre (décors naturels, photographie quelconque), une réalisation efficace mais sans génie. A priori rien de folichon! Pourtant, "Seven grandmasters" est un véritable petit classique du kung-fu old-school et, malgré ses indéniables défauts, il sait procurer à l'amateur ce qu'il recherche, à savoir de l'action, de l'action et encore de l'action.

Mis à part un petit twist final et une sous intrigue d'ailleurs pas très convaincante, le scénario aligne les combats: une bonne dizaine en à peine plus d'une heure dix de projection. Faites le calcul, ça y va sec! On peut d'ailleurs reprocher au cinéaste d'expédier un peu les présentations des sept grands maîtres. Il eut été judicieux de leur consacrer quelques minutes afin de les caractériser un minimum. Ici, ils apparaissent, lancent une sentence menaçante et se battent contre Jack Long, lequel refuse souvent d'employer la violence. Une originalité du film, d'ailleurs, les combats étant assez policés, dans le sens où les adversaires s'affrontent avec respect et reconnaissent la supériorité du maître. Pas de coups en traître, pas de couteau dans le dos. Bref, de beaux duels, magnifiés par des chorégraphies à l'ancienne signée des frères Yuen. Agilité et précision sont de rigueur, au détriment de la véritable violence, ce qui fait de l'ensemble un spectacle entraînant et tout public.

Les acteurs, eux, sont plutôt bons et le ton se veut sérieux, mis à part de très rares éléments de comédie. Jospeh Kuo se défend bien mais n'évite pas toujours une certaine redondance d'une séquence à l'autre. Cependant, les combats sont certainement ce qui se fait de mieux dans le genre kung-fu bis des seventies et le résultat est forcément enthousiasmant pour les fans!

Concernant la version française, on soupçonne les adaptateurs d'avoir tranché certaines séquences pour privilégier l'action pure. Le doublage, pour sa part, n'est pas terrible mais quand même largement plus réussis que dans la collection "Ceinture Noire" de la même FIP.

Bref, un bilan très positif pour une vraie réussite qui mérite d'être redécouverte!

Notes :

Image de piètre qualité et doublage français imposé mais choix possible entre trois pistes son: stéréo, 5.1 ou DTS (!). Le film est disponible à l'unité ou dans un coffret réunissant cinq métrages issus de la vague "Shaolin" des seventies.