SECRET RIVALS 3

Titre: Secret Rivals 3
ou: Northen Kicks Southern Fists
Réalisateur: Cheung San-Yee
Interprètes: John Liu

 

Alexander Lou
Robert Tai
Chin Lung
 
 
 
Année: 1979
Genre: kung Fu
Pays: Taiwan
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

65 %

Résumé:

Critique:

Après les deux métrages signés Ng See Yuen, SECRET RIVALS 3 constitue l'ultime déclinaison d'une saga dont la particularité est de présenter deux combattants "super kicker" en buttent à un infâme vilain lui aussi doté d'une cuisse légère et musclée.

L'intrigue en elle-même est d'une incroyable simplicité: Le frère de John Lui, le maître des coups de pieds du Sud, a été tué. Il va donc mener son enquête et croiser la route de Alexander Lou, alias les Poings du Nord. Mais un méchant traitre s'échine à monter les deux combattants l'un contre l'autre, une mise en scène orchestrée par la grand méchant joué par le chorégraphe et futur réalisateur Robert Tai.

SECRET RIVALS 3 peine un peu à retrouver l'énergie des deux précédents volets mais demeure divertissant pour peu que le spectateur ne se montre point trop exigeant. L'option choisie se rapproche souvent de la comédie kung fu, l'aspect humoristique étant essentiellement assuré par un jeune sculpteur qui passe son temps (et le notre!) a imiter les combattants et à désamorcer toutes les séquences dramatiques par sa bouffonerie. Un humour évidemment typique du cinéma martial de l'époque donc sans doute difficile à digérer pour les non familiers du gros comique qui tâche mais, dans le genre, il faut avouer qu'on a connu bien pire.

Niveau martial, SECRET RIVALS 3 donne dans la quantité et laisse la qualité varier même si la plupart des séquences de combats s'avèrent d'un bon niveau. Bien sûr il ne faut pas attendre du métrage une originalité renversante ou des chorégraphies géniales mais, pour peu que l'on se montre un tant soit peu conciliant, le spectacle est assez divertissant.

Malheureusement l'intrigue en elle-même est vraiment peu passionnante: il s'agit simplement de démasquer un méchant traitre, le big boss qui tire les ficelles et qui s'avère finalement être l'acteur / chorégraphe / réalisateur Robert Tai, lequel daigne sortir de sa tanière pour le combat final. Le reste des combats est assuré par le duo de héros, John Liu et Alexander Lou, lesquels s'appliquent à reproduire le schéma des deux films précédents, d'abord opposés puis finalement alliés. Une intrigue très mince et sans intérêt mais l'essentiel n'est sans doute pas là et les deux premiers volets (et en particulier le second) ne se distinguaient guère à ce niveau, eux non plus.

Bref, SECRET RIVALS 3 ne propose absolument rien de novateur mais balance durant un peu plus de 80 minutes une longue suite de duels martiaux qui sauront contenter les amateurs du genre, à condition de ne pas trop en attendre.