SAVIOUR OF THE SOUL

Titre: Jiu Yi Shen Diao Xia Lu
ou: Gauyat sandiu haplui
Réalisateur: Corey Yuen, David Lai & Jeff Lau
Interprètes: Andy Lau

 

Anita Mui
Kenny Bee
Aaron Kwok
Gloria Yip
 
 
Année: 1991
Genre: Fantasy / Wu Xia Pian / Arts Martiaux / Aventures
Pays: Hong Kong
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite: Saviour of the Soul 2

75%

Résumé:

L'épéiste Silver Fox désire se venger des personnes ayant jadis emprisonnés son maître.

 

 

Critique:

Un film très sympathique, avec une ambiance irréelle inspirée des serials et des bandes dessinées. L'intrigue se déroule dans une sorte de monde parallèle, un Hong Kong fantasmé aux décors bizarres dans lequel les héros roulent dans de vieilles voitures françaises et où les combattants utilisent alternativement les épées traditionnelles, les gadgets légendaires et les armes modernes.

On retrouve ici une certaine candeur insouciante et, osons le dire, la Chine de ce film se rapproche de l'Angleterre des "Avengers" ou de l'Italie des séries B psychédéliques des sixties: décalée, délirante et limitée aux seuls personnages signifiants ou utiles à l'action.

Niveau action, justement, les chorégraphies sont belles et inventives et les effets spéciaux un peu kitschs (voir les ridicules couteaux volants) ajoutent paradoxalement aux charmes d'un métrage intemporel mais animé d'un parfum rétro fort agréable.

Les acteurs sont tous de bon niveau: Anita Mui incarne une femme fatale, Andy Lau un guerrier romantique et amoureux, Gloria Yip une jeune niaise et Aaron Kwok se déchaîne dans un rôle de super-vilain. Chacun joue son numéro avec enthousiasme sans être tout à fait dupe de cette intrigue invraissemblable.

Evidemment, le film semble bordélique: il passe d'une scène violente et sérieuse à un humour très lourd, alterne les moments de pure émotion avec d'autres totalement disjoncté, accumule les péripéties sans se soucier de logique et fonce à cent à l'heure quite à perdre ses spectateurs en route. Mais tout cela traduit une volonté évidente de proposer un spectacle rythmé, haut en couleur et bien mené qui préfère gaver le public (au risque de lui filer une indigestion) que le laisser sur sa faim.

Typique du cinéma de Hong Kong de la grande époque, 'Saviour of the Soul' se savoure, malgrè ses excès et maladresses, comme un témoignage passionnant sur une époque désormais révolue. Un bon moment assuré pour les amateurs.