| Résumé: |
Japon, 2003. L'armée teste une nouvelle arme, le bouclier magnétique anti-plasma. Une équipe dirigée par le colonel Matoba est chargée d'en vérifier l'efficacité. Mais les militaires disparaissent…ils ont été expédié au milieu du XVIe siècle, en pleine ère féodale. La présence du commando dans le passé modifie à ce point l'avenir qu'un énorme "Trou" apparaît en 2005 et menace d'engloutir totalement la planète. Une nouvelle équipe est alors dépêchée dans le temps, en 1549, afin de ramener l'Histoire dans le droit chemin. Mais Matoba, devenu un Seigneur de la Guerre équipé des armes les plus sophistiquées de notre époque, refuse de se laisser intimider.
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| Critique: |
Le thème des soldats voyageant dans le temps
n'est pas neuf et a déjà donné lieu à quelques œuvres intéressantes,
comme LES GUERRIERS DE L'APOCALYPSE (dont ce film se veut le
remake autant que la suite) et, en Occident, le sympathique
NIMITZ, RETOUR VERS L'ENFER. Dernièrement, les Coréens se sont
eux aussi emparés de cette idée en livrant HEAVEN's SOLDIERS.
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Cette nouvelle adaptation du roman "Time Slip"
pose la question de savoir ce que ferait une petite troupe armée
et entraînée projetée en des temps reculés. La réponse est sans
équivoque: dominer le monde. SAMURAI COMMANDO refuse pourtant
de nous montrer cette prise du pouvoir des soldats du XXIe siècle
confronté à la résistance féroce des Samurais (le sujet principal
des GUERRIERS DE L'APOCALYPSE) et nous projette directement
après la bataille, alors que les militaires sont déjà maîtres
de cette lointaine époque. Franchement frustrant, d'autant que
la première séquence, spectaculaire et réussie, laissait augurer
un métrage d'action et d'aventures fort efficaces. Au lieu de
ça, le cinéaste tente une voie plus posée, plus réflexive, en
nous invitant à réfléchir sur le poids des actes posés et sur
leurs conséquences. Il tente aussi de crédibiliser l'intrigue
en nous expliquant les précautions prises pour ne pas perturber
le passé, comme ces balles spéciales "dégradables" qui ne laissent
pas de traces. De louables initiatives même si SAMURAI COMMANDO
semble malheureusement les oublier en cours de route, dépassé
par ses trop nombreuses invraisemblances et un scénario inutilement
complexe qui cumule en outre les clichés les plus lourdingues.
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Evidemment, les moyens investis permettent
un métrage relativement divertissant et dépaysant dont les décors
constituent la plus grande force. Ainsi, les châteaux forts
présentent un très beau mélange de technologies modernes et
de constructions féodales, les Samurais sont armés de mitrailleuses
et des chars sillonnent les champs de bataille du passé. De
belles idées, certes un peu gâchées par le manque de punch de
la mise en scène, mais qui devraient enthousiasmer les fans
de SF adeptes du "sense of wonder". Dommage aussi que les images
de synthèse ne soient pas franchement convaincantes, un défaut
souvent présent dans les blockbusters asiatiques.
SAMURAI COMMANDO hésite manifestement sur ses
intentions, entre simple produit d'aventures pop-corn et réflexion
de science-fiction se voulant intelligente. Hélas, il risque
de ne pas contenter grand monde: l'action est décevante et seules
les vingt dernières minutes témoignent véritablement de l'important
budget investi. Voir les Samurais succomber aussi facilement
et les combats manquer à ce point d'ampleur laisse également
songeur tant l'original, réalisé voici un quart de siècle avec
des moyens moindres, parvenait à en mettre plein la vue et à
se montrer constamment "fun", dans le meilleur sens du terme.
Quand aux idées développées, elles ne vont pas assez loin pour
susciter une véritable réflexion, tant le scénario patine dans
la semoule et peine à maintenir l'intérêt.
| Reste la personnalité du colonel Matoba, un
personnage mégalomane intéressant et un tant soi peu travaillé,
bien interprété par un Takeshi Kaga qui domine littéralement
le reste du casting bien trop transparent pour convaincre. Et
reste aussi, en dépit de ses nombreux défauts, l'originalité
de l'idée de base et le côté sympathique de l'entreprise, avec
ses savoureux anachronismes et ses nombreux affrontements, même
si ils ne sont guère à la hauteur des attentes. Bref, un divertissement
acceptable mais décevant, qui ne restera malheureusement pas
dans les mémoires. |
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Saluons pourtant l'initiative de l'éditeur
qui propose le métrage en 16/9 avec trois pistes sonores (5.1.
en français et en japonais, DTS français). Un court making of
d'une vingtaine de minutes et 9 scènes coupées (en réalité 3
fois 3 prises alternatives assez anecdotiques) complètent cette
édition simple mais suffisante.
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