RING : LE CERCLE

Titre: The Ring
Réalisateur: Gore Verbinski
Interprètes: Naomi Watts

 

Martin Henderson
David Dorfman
Brian Cox
Jane Alexander
 
 
Année: 1999
Genre: Epouvante
Pays: USA
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite: The Ring 2

80%

Résumé:

Des jeunes gens meurent dans des circonstances inexplicables. Il apparait que tous avaient regardé une mystérieuse cassette vidéo aux images maléfiques une semaine avant le décès. Une jeune femme se lance également dans l'enquête. Elle a vu le contenu de la vidéo et, elle aussi, est condamné à périr dans les sept jours...

Critique:

"Ring", un film d'épouvante novateur en provenance du Japon, a droit - déjà - à un remake américain, procédé de plus en plus courrant pour un pays qui abhorre les versions sous-titrées. On s'attend au pire, les relectures récentes de classiques de l'épouvante ("13 Ghosts", " La Maison de l'Horreur" et, surtout, "Hantise") s'étand soldées par des débacles artistiques complètes.

Mais, surprise, le résultat se révèle cette fois enthousiasmant. Le secret de cette réussite tient, probablement, à la volonté du réalisateur de proposer une révision fidèle de l'original qui gomme les aspects les moins abordables pour le public occidental. A savoir la prédominance du paranormal et la progression dramatique tributaire des pouvoirs mentaux des principaux intervenants. En rationalisant son postulat, Verbinski ne dénature pas l'intrigue mais la rend au contraire plus crédible et réaliste. Donc, plus effrayante.

L'angoisse, larvée et rampante, s'impose immédiatement et devient presque palpable lors des scènes chocs fulgurantes, lesquelles témoignent de la bonne maîtrise du langage cinématographique dont s'avère capable le cinéaste. Une véritable surprise, ici aussi, puisque Verbinski ne s'était guère illustré par sa mise en scène, souvent conformiste et quelconque.

Souvent angoissant, parfois réellement effrayant, "The Ring" s'illustre aussi par un sens esthétique bizarre, propice à éclater lors de passages étranges et envoûtants. Quoique développant une sous-intrigue un peu inutile à la progression du scénario, les séquences où interviennent un superbe étalon noir s'imposent comme de grands moments de singularité, fascinants et effrayants.

Les images issues de la cassette vidéo maudite au coeur de l'intrigue retiennent, elles aussi, l'attention par leur beauté malsaine et leur noirceur morbide. Si le film original s'inspirait manifestement des essais surréalistes du fameux "Un Chien Andalou" de Bunuel et Dali, ce remake développe un design plus ténébreux encore, variation habile sur les thématiques chères à David Lynch.

Au final, "The Ring" s'impose comme un spectacle angoissant, original et bien ficelé qui se hisse au niveau du film l'ayant inspiré et saura plaire à un large public avide de frissons. Vivement conseillé même si l'effet de surprise ne joue plus pour les connaisseurs de l'original.