RING

Titre: Ringu
ou: Ring
Réalisateur: Hideo Nakata
Interprètes: Nanako Matsushima

 

Miki Nakatani
Hiroyuki Sanada
Yuko Takeuchi
Hitomi Sato
 
 
                      
                      
                      
Année: 1998
Genre: Epouvante
Pays: Japon
Editeur Studio Canal
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite: Ring 2

80%

Résumé:
Plusieurs jeunes gens regardent une cassette vidéo mystérieuse abandonnée dans un motel. Une semaine plus tard, ils meurt dans des circonstances inexplicables.
Critique:

Inspiré d'un roman très populaire au Japon signé Kôji Suzuki (paru en France chez Terreur), "Ring" connut un succès imprévisible, énorme et mérité. Deux suites suivirent (Ring II et Ring 0 - Birthday), ainsi qu'un remake américain réussi (The Ring / Le cercle), une série télé, une séquelle adaptée du roman Double Hélice de Suzuki (Rasen) et plusieurs plagiats, tel Ring Virus. Un véritable phénomène, donc!

La force du film, contrairement aux slashers yankees, réside dans son absence totale d'esbrouffe: le réalisateur privilégie une atmosphère tendue et un climat pesant sans céder aux effets faciles. Les protagonistes de cette histoire sont progressivement happés dans le cercle (!) implacable de leurs terreurs les plus irrationnelles, alors que la conclusion, apparemment inéluctable, se rapproche. Au terme de sept jours, ils sont condamnés à mourir et le réalisateur détaille ce compte à rebours, contemplatif et parfois résigné.

Les scènes horrifiques, distillées avec une parcimonie qui décuple leur efficacité, atteignent l'objectif escompté: effrayer. Elles surgissent tels de véritables éclairs irrationnels lacérant le quotidien tranquille d'individus à la banale quiétude. Le frisson s'empare alors du spectateur, pour peu qu'il fasse l'effort de s'imerger dans l'intrigue et de tolérer certaines facilités du scénario, comme cette propension à doter les personnages de pouvoirs parapsychologiques latents toujours utiles au moment opportun.

Quoi qu'il en soit, malgré ces réserves et quelques faiblesses, ce thriller est une réussite. Son ambition est d'effrayer le spectateur au travers d'une intrigue originale et sans pitié. Et, souvent, "Ring" procure aux plus endurcis les délicieux frissons de l'angoisse, autrefois vantés par Dario Argento.

En résumé, un film novateur qui développe une mythologie personnelle ne devant rien à ses prédécesseurs. Le fait est assez rare pour être souligné.