RETURNER

Titre: Rteurner
ou:  
Réalisateur: Takashi Yamazaki
Interprètes: Takeshi Kitaro

 

Anne Suzuki
Kirin Kiki
Goro Tishikani
 
 
 
Année: 2002
Genre: SF / Action
Pays: Japon
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite:  

75%

Résumé:

Miyamoto veut se vneger de Mizoguchi, l'homme qui a tué son meilleur ami voici des années. Mizoguchi est devenu un caïd de la pègre et lorsque Miyamoto veut le tuer, une jeune fille nommée Milly surgit de nulle part. Elle vient en fait d'un futur où les envahisseurs extra-terrestres dominent le monde et le seul espoir de la Terre est de tuer les premiers visiteurs...

Critique:

Les Japonais aussi ont leur Matrix, il se nomme Returner, est sorti en zone2 et constitue un honnête divertissement. Voilà, le constat en résumé. Mais on peut le développer en disant que ce métrage constitue un bel exemple de pop-corn movie sympathique. Le scénario est assez classique mais néanmoins bien ficelé dans sa simplicité: on emprunte largement à Matrix au niveau de l'esthétique et de séquences entières mais également à Terminator, voire un peu à Independance Day et même à E.T. Drôle de mixture, donc, mais qui fonctionne agréablement.

Parmi les bonnes séquences citons l'attaque des aliens dans la base secrète des derniers humains ou encore celle du "temps ralenti". Dans cette dernière, le beau Takeshi Kitaro (idole des jeunes nippones) emprunte une montre gadget lui permettant de ralentir le temps: il affronte donc les méchants en décomposant la séquence. Cela rappele le bullet time des Wachowski mais ce n'est pas mal trouvé.

Au niveau des acteurs, chacun sera satisfait: Kaneshiro et la jeunette Anne Suzuki sont photogéniques à souhait et saurons plaire autant aux messieurs qu'aux demoiselles. Le bad guy Kishitani compose pour sa part un méchant mémorable et irrécupérable, sans nuance et tout en cruauté. Comme on les aime, quoi!

Returner ne trahit pas vraiment ses origines asiatiques, un défaut pour certains, une qualité pour d'autres. Il est formatté pour combler un large public et sa construction est calquée sur les meilleures séries B américaines: une course poursuite explosive, quelques petits twits de scénario, de grosses séquences d'action, beaucoup d'effets spéciaux (de qualité variable mais ce n'est pas trop grave), de petits discours un brin pompier, des invraissemblances et facilités de script et, évidemment, les inévitables intermèdes romantiques.

Nous sommes donc en présence d'une très honnête production, qui ne cherche pas à s'élever au-dessus de ses ambitions. Elle se regarde avec plaisir et demande un investissement intellectuel minimal pour une détente maximale. De manière péjorative on pourrait qualifier Returner de "mindless blockbuster" ou de "divertissement du samedi soir". Je préfère parler d'une petite réussite de SF burnée dans laquelle on ne s'ennuie pas une minute.