RESURECTION OF THE LITTLE MATCH GIRL

Titre:  
ou:  
Réalisateur: Jang Sun Woo
Interprètes: Eun Kyong Lim

 

Hyung Sung Kim
Sing Jin
Ta Kang
 
 
  
                      
                      
                      
Année: 2002
Genre: Science-fiction
Pays: Corée
Editeur FPE
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite:  

25%

Résumé:

Une série de joueurs s'affrontent dans un jeu vidéo virtuel "plus réel que le réel" dont le but est de rendre amoureuse la Petite Fille Aux Allumettes avant sa mort. Mais la jeune fille se révolte et, armée jusqu'aux dents, commence un véritable carnage.

 

Critique:

Jang Sun Woo est considéré en Corée comme un cinéaste provacateur et engagé, responsable d'une poignée de films ayant fait couler beaucoup d'encre comme "Fantasmes", un pseudo-porno glauque et désespéré. Devenu le réalisateur le mieux payé du pays, il se lance dans un canular à gros budget (près de 10 millions de dollars, soit la production coréenne la plus nantie de l'histoire) qui consiste à ré-écrire l'histoire de la "Petite Fille Aux Allumettes" dans un contexte sci-fi toc inspiré par "Matrix".

On remarque aussi les influences très mal digérées du "X-isten-Z" de David Cronenberg et de la littérature cyber-punk en général, et de William Gibson en particuliers. Enfin, c'est beaucoup dire car l'ensemble est absolument incompréhensible: le scénario, sans doute improvisé, fonce dans tous les sens sans que l'on y trouve une quelconque cohérence. Le film ressemble en fait à un montage disparate de séquences mal ficelées.

Visuellement très laid, mal filmé, rempli d'effets tape à l'oeil déjà ringards (ralentis, accélérations de l'image, bullet-time, etc.) et monté sans génie sur une musique totalement inappropriée (dont l'Ave Maria!), le tout s'apparente à un vaste foutoir bordélique d'où émerge, parfois, un instant de grâce. Mais rien n'y fait et les personnages sans charisme n'arrangent rien, à l'exception d'une aventurière lesbienne en cuir sexy qui, sur sa moto, dégomme des dizaines d'adversaires. Du pur bis!

Quant aux fameuses scènes d'action, elles sont à la fois démesurées et pauvres, comme les productions américaines des années 80. En moins fun. Car, et le principal problème est là, cette Resurrection ne parvient pas à amuser et Jang Sun Woo se fiche trop du public pour que l'on puisse trouver l'entreprise sympathique.

Le final explosif, dans l'esprit d'une série Z gonflée, cherche à concurencer "Matrix" sur son propre terrain et achève le spectateur le plus indulgent. Beaucoup trop long et ennuyeux (avec sa psychologie de bazar et sa spiritualité de superette) pour prétendre au titre de film psychotronique culte, ce ratage est à éviter sans remord.

Une catastrophe!