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Production hongkongaise crapoteuse du début
des années 80, RAIDERS OF THE SHAOLIN TEMPLE reprend les deux
héros handicapés du "fameux" MONSTRES DU KUNG FU (alias THE
CRIPPLED MASTERS) qui reviendront plus tard dans TWO CRIPPLED
HEROES et FIGHTING LIFE. Bref, voici au moins le quatrième métrage
consacré à Jacky Con et Frank Shum.
Le principe est simple: un manchot qui en a
dans les jambes et un cul de jatte aux bras d'acier, anciens
moines Shaolin estropiés, vont entrainer un jeune type avide
de vengeance (Sonny Yu - plutôt doué martialement parlant) afin
d'affronter le test ultime: 24 chevaux de bronzes, normalement
plus redoutables que 18 Hommes de Bronze mais à l'écran la confrontation
demure un brin ridicule.
Même si on note une pincée d'humour et quelques
belles scènes de combat, RAIDERS OF THE SHAOLIN TEMPLE se caractérise
surtout par un rythme plutôt déficient et un manque patant de
scènes incluant nos deux héros handicapés. Privé de cet argument
d'exploitation, le métrage n'est plus dès lors qu'un kung fu
comme un autre, pas trop mal fichu (scénario classique mais
mise en scène techniquement correcte) mais assez ennuyeux.
Reste que la vision des deux héros handicapés
exploités (ou starifiés selon la sensibilité de chacun) a un
parfum indéniablement malsain qui gâche beaucoup la vision de
ce produit d'un goût douteux. RAIDERS OF THE SHAOLIN TEMPLE
peut sans doute prétendre au titre de nanar mythique mais, honnêtement,
il ne s'agit que d'une médiocre production, plus poussive que
sympathique.
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