PRODIGAL SON

Titre: Baijia Zia
ou: The Prodigal Son
Réalisateur: Sammo Hung
Interprètes: Yuen Biao

 

Lam Ching-ying
Sammo Hung
Frankie Chan
 
 
Année: 1981
Genre: Kung Fu Comedy
Pays: Hong Kong
Editeur HK Video
Violence: * * *
Erotisme: *
Suite:  

85%

Résumé:

Un jeune homme, surnommé le Bagarreur, pense être le meilleur expert en arts martiaux de la ville de Fushan. Il a déjà vaincu des centaines d'adversaires et n'hésite jamais à lancer un défi. Mais ce qu'il ignore c'est que son père achète les combats. Un jour, il affronte un acteur de théâtre chinois qui refuse d'entrer dans son jeu et le bat. Reconnaissant ses faiblesses, le jeune homme désire apprendre le vrai kung-fu. Mais une bande d'assassins ninjas attaque la troupe de théâtre et tue tous les acteurs. Le Bagarreur et son maître fuient et se réfugient chez un maître du Wing Chun qui va apprendre au jeune homme à se venger.

 

Critique:

On reconnait ici le talent de Sammo Hung, lequel ne se prive jamais de court-circuiter son film par de brusques ruptures dramatiques et changements de ton. La séquence du massacre de la troupe est ainsi significative du personnage. Après trois quart d'heure de comédie, il place une scène d'une rare violence, totalement incongrue par rapport au reste du métrage: en quelques minutes tous les acteurs et actrices sont égorgés au sabre et Sammo s'attarde complaisament sur les corps tranchés d'où gicle un sang épais.

Tout le film se situe donc en équilibre instable entre la violence et l'humour, entre la barbarie et le burlesque. Dans une séquence, Sammo Hung fait une éblouissante démonstration de ses aptitudes martiales en effectuant une calligraphie complexe. Mais il n'oublie pas de multiplier les gags pour se moquer de lui-même. Comme si l'homme, constamment partagé entre le respect des traditions et la volonté de briser les convenances, se plaçait constamment dans une attitude schyzophrène.

"Prodigal Son" est donc une excellente comédie kung-fu (quoique le film soit peut - être un rien surestimé) qui s'impose comme un divertissement de choix. Chacun se doit de l'avoir vu, ne serait-ce que pour mesurer l'énorme influence qu'il a exercé sur le genre.