IL ETAIT UNE FOIS EN CHINE 3:
LE TOURNOI DU LION

Titre: Once Upon A Time In China 3
ou: Wong Fei-hung tsi sam: Siwong tsangba
Réalisateur: Tsui Hark
Interprètes: Jet Li

 

Rosamund Kwan
Kent Cheng
Jackie Cheung
 
 
 
Année: 1992
Genre: Kung Fu / Aventures
Pays: Hong Kong
Editeur Studio Canal
Violence: * *
Erotisme: *
Suite: La Danse du Dragon

70%

Résumé:

Fei Hong est invité à participer à une compétition de danse du lion mais il décline l'invitation. Apprenant que des espions s'apprêtent à assassiner un officiel chinois lors du tournoi il décide finalement de concourir.

 

Critique:

Autant le dire tout de suite, ce troisième volet de la saga "Il était une fois en Chine" reste un des plus faibles des six. Tsui Hark et Jet Li devaient ensuite passer la main et on comprend en partie leur sentiment à la vue de ce produit inachevé.

Les deux premiers épisodes avaient réussi le pari risqué de s'appuyer sur un fond historique solide et d'y introduire un héros mythique pour mélanger contexte socio-politique et action pure.

Ici, les différents éléments restent présentq mais ne tiennent pas vraiment ensemble. L'histoire chinoise et les problèmes du pays sont à peine effleurés tandis que la majeure partie du métrage se résume à des combats aux chorégraphies décevantes en regard de celles du précédent volet. La compétition de la danse du lion paraît nébuleuse aux yeux occidentaux et le scénario n'explore pas la moitié des pistes prometteuses qu'il recéle pourtant. Reste l'interprétation très assurée de Jet Li, un certain humour, quelques considérations philosophiques sur le progrès technologique et l'un ou l'autre combat efficace.

Le plus réussi reste néanmoins la réflexion sur le pouvoir de l'image. Tsui Hark rappele que, finalement, une invention occidentale (en l'occurence le cinéma) permit d'assurer la survie et la pérénité de la plus belle des traditions asiatiques, à savoir celle des arts martiaux. Cet hommage, teinté de respect pour le modernisme, ces références au cinéma muet et au début du septième art, comptent parmi les meilleurs moments d'une oeuvre légèrement en deça des attentes.

L'ensemble n'est pas déshonorant, loin de là, mais constitue une certaine déception au regard des talents investis.