IL ETAIT UNE FOIS EN CHINE
Titre: Once Upon A Time In China
ou: Wong Fei Hung
Réalisateur: Tsui Hark
Interprètes: Jet Li

 

Rosamund Kwan
Yuen Biao
Kent Cheng
Jackie Cheung
 
 
Année: 1990
Genre: Kung Fu / Aventures
Pays: Hong Kong
Editeur Studio Canal
Violence: * *
Erotisme: *
Suite: La Secte du Lotus Blanc

85%

Résumé:

 

 

Critique:

Voilà un des plus grands classiques du kung-fu, un film devenu culte précédé d'une réputation incroyable. Pour une fois, celle-ci est justifiée tant on frole la perfection dans tous les domaines.

La mise en scène de Tsui Hark est belle et ample, les acteurs sont parfaits (Jet Li trouve là son meilleur rôle, à n'en pas douter), les décors sont splendides, les chorégraphies impeccables et inventives, bref, tout est mitonné avec un rare talent. L'aspect historique est bien développé mais sans que le scénario ne tourne au cours d'histoire: les informations sont claires et impliquent le spectateur sans le lasser.

L'aspect romantique donne également une touche supplémentaire au film et l'humour fonctionne bien, sans être trop envahissant ou pénible.

Chaque personnage est bien décrit et résume les nombreuses interrogations que se pose le cinéaste, lequel se focalise sur Wong Fei-Hung, un personnages historique connu érigé en véritable maître. Il canalise ses proches et fournit les réponses qu'ils attendent, quoiqu'il soit lui-même déstabilisé par le monde environnant.
Tsui Hark se retrouve surement dans ce sifu voyant ses convictions vaciller qui hésite sur la voie à suivre, entre la fidélité à l'héritage culturel et la modernité. Cette dernière passe d'ailleurs par la reconnaissance des autres cultures et les emprunts à l'Occident. Car Hark rappele une vérité négligée par bien des cinéastes du genre: "le meilleur des kung-fu ne peut lutter contre les fusils".

Bref, le réalisateur concilie de nombreux éléments et abouti à une fusion efficace d'aventures, d'amour, d'humour et d'histoire de la Chine. La référence du titre anglais aux meilleurs films de Leone n'est sans doute pas innocente tant le cinéaste retrouve le lyrisme et l'ampleur du maître italien. Exceptionnel.