NINJA CONDOR 13

Titre: Ninja Condors
Réalisateur: James Wu
Interprètes: Alexander "Lou" Lo Rei

 

Stuart High
Timothy Johnson
Edgard Douglas
Richard Phillips
 
 
Année: 1987
Genre: Ninja
Pays: Taiwan / USA
Editeur FIP - Ceinture Noire
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite:  

60%

Résumé:

Brian, dit Aigle Blanc, est le meilleur exécuteur du parrain de la mafia, le redoutable Lucifer. Un jour, Brian refuse de tuer un policier qui lui a jadis sauvé la vie. Furieux, Lucifer décide d'éliminer Brian. Ce dernier devra utiliser tous ses talents de ninja pour espérer survivre.

 

Critique:

Une série Z pataude qui marche maladroitement sur les traces des succès récents de la Cannon, comme "American Ninja" ou "Ninja 2". Le film accumule les défauts des pires sous-produits mais avec une bonne santé assez jouissive pour l'amateur acharné de cinéma bis.

Les dialogues sont absolument idiots, le scénario troué comme un gruyère et les invraissemblances abondents. Quant aux scènes de combats totalement disjonctées elles renvoient un peu à une version ultra ringarde de "Duel To The Death": des types ordinaires disparaissent dans un grand nuage de fumée colorée pour céder la place à des ninjas capables de toutes sortes de prouesses, comme par exemple se démultiplier ou voltiger avec énergie. Les bastons sont évidemment chorégraphiées n'importe comment mais les acteurs (dont le fameux Alexander Lou) assurent suffisamment pour leur conférer une certaine pêche.

On note aussi des scènes tellement stupides que l'on soupçonne le film d'avoir été bricolé de bric et de broc, une méthode coutumière du producteur Tomas Tang. Ainsi, citons ce moment de répit dans une patinoire: poursuivis par les méchants, le héros et sa dulcinée s'accordent un intermède sportif et la jeune femme patine gracieusement sur la glace. Des méchants ninjas arrivent alors et le héros doit la défendre: tout ce petit monde s'empoigne joyeusement dans une patinoire déserte. On mesure là le degré de nanardise effrayant de cette production fauchée. Un flash-back d'Alexander Lou fasse à son vieux maître le voit également changer de vêtement plusieurs fois au cours d'une séquence qui débute dans un parc et finit sur une tour. Un flash-back qui n'apporte d'ailleurs strictement rien et dont les dialogues atteignent des sommets d'idiotie.

Quelques bons gros éclats de rire sont donc à prévoir, ce qui permet aux amateurs de Z de regarder ce métrage jusqu'au bout. Aussi nul qu'il soit, "Ninja Condor 13" parvient à ne pas ennuyer le spectateur. Mais nous sommes loin d'un cinéma de qualité, même dans les limites imposées par le bis. A la seconde vision (mais si c'est posible) le résultat apparaît pourtant comme franchement sympathique: les accrobaties et gadgets débiles des ninjas emportent le morceau, le rythme est soutenu et le sadisme bêta fera rire dans les chaumières. Ainsi une jeune femme enceinte à le ventre tranché à la tronçonneuse. Rarement aura t'on vu un effet "femme enceinte" aussi ridicule tant la forme du coussin est évidente. Quelques pointes d'érotisme, un peu de nudité gratuite et une violence divertissante dans sa bêtise (avec gros plans récurrents sur les shurikens plantés dans les visages) permettent de patienter jusqu'au final où les héros mitraillent le repaire des méchants et se livrent à une suite de bastons plutôt énergiques.

En dépit de ses incohérences, de sa stupidité et de son côté très cheap (la seule voiture qui explose est une mini-Coccinelle surement d'occasion!) on s'amuse beaucoup et, à condition d'accepter les quelques passages un peu lent, le résultat est conseillé à tous les fans de nanar pêchu!