LES GARDES DE SHAOLIN

Titre: Ninja Vs Shaolin Guards
ou: Guards of Shaolin
Réalisateur:

William Cheung Kei

Interprètes: Alexander "Lou" Lo Rei

 

Alan Lee
Eagle Han
Robert Tai
Mike WOng
Alan Tsui
 
Année: 1984
Genre: kung-fu
Pays: Corée / Hong Kong
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite:  

75%

Résumé:

Quatre moines Shaolin reçoivent pour mission, après l'assassinat de leur Grand Maître par un moine dévoyé, de conduire dans un refuge tibétain un Sutra sacré convoité par d'infâmes criminels.

Critique:

LES GARDES DE SHAOLIN ne se soucie guère de développer un scénario élaboré, le fil conducteur étant la fuite de nos quatre héros à travers la Chine. En bon guide touristique, le cinéaste offre à nos yeux des extérieurs variés: un lac, de nombreuses plaines désolées, un maison abandonnée, des montagnes et quelques forêts, sans oublier l'inévitable Grande Muraille qui servira lors d'un combat final bien énergique.

A mi parcours les héros embarquent la cousine du quatrième frère, nommé Ah Mei, une jeune demoiselle plutôt mignonne malgré une coiffure assez grotesque, style délire d'apprenti fleuriste en plein trip sous acide.

Dans le registre du kung fu indépendant essentiellement orienté vers l'action, LES GARDES DE SHAOLIN est à coup sûr une oeuvrette enthousiasmante. Au niveau des défauts, citons l'inutile romance entre le quatrième frère et sa cousine, sans oublier quelques gags un peu patauds et un certain humour lourdingue, en partie indéchiffrable d'ailleurs vu la qualité du VCD. Car si l'image est tout à fait acceptable pour un métrage de cette époque, les sous-titres sont souvent illisibles (blanc sur blanc) et toujours tronqués, les premiers et derniers mots de chaque répliques disparaissant donc complètement. Honnêtement, ce n'est guère gênant: vu la simplicité incroyable du scénario le spectateur ne risque pas d'être perdu en route.

Notons quand même quelques efforts dramatiques lors de la mort de l'un ou l'autre personnages qui élèvent un peu le niveau et échappent aux clichés kung fu comedy. Après une première moitié déjà bien fournie en combats joyeusement furieux, la seconde partie du métrage (après la traversée du lac et donc l'introduction du second VCD) nous offre une belle embolie de duels martiaux.

Alexander Lou, Robert Tai, Eagle Han, Alan Lee et quelques autres: pas de doute, ça va pulser et le métrage ne se prive pas d'enchaîner les coups de pieds et de poings sans laisser au spectateur la moindre minute de répit. A partir de là, les idées bien frappadingues se suivent, en particulier ce combattant dissimulé sous un bonhomme de neige ou les attaques des hordes ninjas, lesquels lancent leurs fameuses bombinettes à fumées mais aussi une poudre ayant la propriété d'enflammer une bonne portion de forêt.

Combattants masqués, guerrière dénudant sa poitrine pour déstabiliser un pauvre moine, fantômes surgissant d'un temple (maudit, donc), mannequins en mousse et sauts câblés dans tous les sens et n'importe comment sont donc de la partie, sans oublier un tireur à l'arc habillé comme un bûcheron du Far-West qui poursuit les héros sur sa luge.

Comme souvent dans les kung fu pian de cette époque, le finale consiste en un monstrueux duel à un contre un et, sitôt le méchant vaincu il ne faut pas plus de trois secondes pour que les mots "The End" surgissent à l'écran.

Dans la lignée de SHAOLIN Vs LAMA, de MASSACRE AU VILLAGE ou des 5 MERCENAIRES DU KUNG FU (le monumental NINJA FINAL DUEL restant évidemment hors concours), le métrage comporte un lot suffisant de combats à l'ancienne hyper rythmés (parfois un peu accélérés mas ce n'est pas gênants) pour enthousiasmer l'amateur de bis.