THE NEW SHAOLIN BOXERS

Titre: Choi Lee Bat Siu Ji
ou: Grand Master of Death
Réalisateur: Chang Cheh
Interprètes: Alexander Fu Sheng

 

Philip Kwok
Johnny Wang
Jenny Tseng
Leung Kar Yan
Lu Feng
Chiang Sheng
Année: 1976
Genre: kung Fu / Drame
Pays: Hong Kong
Editeur Celestial
Violence: * * *
Erotisme: *
Suite:  

55%

Résumé:

Un jeune garçon trop naïf tente de mettre ses compétences martiales au service des opprimés mais ceux-ci préfèrent vivre en payant les bandits locaux...

Critique:

Encore un métrage de Chang Cheh lié à son interminable "cycle Shaolin"…même si, ici, on s'éloigne des intrigues historiques et des complots complexes pour conter une histoire basique et déjà beaucoup trop rabâchée.

Un jeune maître de kung fu (joué par Fu Sheng) ne peut s'empêcher d'intervenir lorsque le bon droit est menacé. Ainsi, il stoppe un voleur (Leung Kar Yan) agressant une belle demoiselle mais reçoit un coup de couteau et reste plusieurs semaines avant de se remettre de cette vilaine blessure. Dans le quartier, les gens n'ont que faire de cet apprenti justicier, préférant payer les crapules locales pour assurer leur tranquillité. Après s'être encore mis en mauvaise posture en défiant le boss des bandits (Johnny Wang), le fougueux combattant trouve refuge auprès d'un vieux maître détenteur des secrets du Choy Li Fut, venus tout droit de Shaolin.

Une fois de plus, le "cinema of vengeance" n'a pas usurpé son nom et NEW SHAOLIN BOXERS s'apparente à une énième histoire de revanche, celle d'un jeune garçon bouillonnant décidé à venger l'assassinat de son maître. L'intrigue suit donc son cours attendu: démonstrations d'un "gamin" soucieux de rendre justice mais trop faible pour vaincre le grand méchant, fuite, apprentissage à la dure ponctué d'épreuves absurdes (ici transporter de l'eau sur plusieurs kilomètres) qui finissent par forger son caractère et sa force physique, retour au bercail, nouvelle de la mort de son maître bienfaiteur et soif de justice du jeune homme ayant gagné en maturité. Bref, rien de vraiment nouveau ou un tant soit peu intéressant.

Même le rapport à Shaolin et à une technique martiale inédite semble avoir été plaqué sur le métrage pour le relier aux métrages alors en vogue mettant en scène des étudiants du célèbre monastère. La seule touche d'originalité appréciable réside dans les réactions des villageois. Alors que, habituellement, les "petites gens" viennent se prosterner aux pieds du maître de kung fu redresseur de torts, ici ils le considèrent comme un problème nuisant à leur tranquillité.

L'atout principal, pour ne pas dire unique, de NEW SHAOLIN BOXERS reste donc un Alexander Fu Sheng plein de fougue, de panache et d'énergie, permettant aux séquences martiales de maintenir un tant soit peu l'intérêt du spectateur. Hélas, même à ce niveau, NEW SHAOLIN BOXERS ne tient pas la distance face à la concurrence des œuvres contemporaines de Lui Chia Liang, oh combien plus maîtrisées et mieux équilibrées.

Seuls les "complétistes" de Chang Cheh et les inconditionnels du cinéma martial seventies se risqueront donc à cette petite production pas désagréable mais terriblement volatile et inconsistante.