NASTY HUNTER

Titre: Lady Terminator
ou:  
Réalisateur: Jalil Jackson (alias H. Tjut Djalil)
Interprètes: Barbara Anne Constable

 

Christopher J. Hart
Claudia Angelique Rademaker
Adam Stardust
Jospeh P. McGlynn
 
  
                      
                      
                      
Année: 1988
Genre: Aventures / horreur / Erotisme / SF
Pays: Hong Kong
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * * *
Suite:  

55%

Résumé:

La Reine des Mers du Sud est une femme insatiable qui accumule les amants et les tue au lever du jour. Cependant, un des étalons échappe à la mort et la sorcière disparaît non sans jurer de revenir se venger. Les recherches d'une jeune ethnologue vont permettre le retour de la maléfique créature, laquelle se réincarne pour semer la terreur et assassiner la descendante de l'homme ayant jadis causé sa perte.

 

Critique:

Il s'agit d'une authentique curiosité en provenance d'Indonésie. Jadis sortie en vidéo sous le titre "Nasty Hunter", elle calque son intrigue et la plupart de ses rebondissements sur le "Terminator" de James Cameron. On retrouve ainsi l'opération chirurgicale à vif d'un oeil, l'attaque d'un commissariat, le retour du méchant (ici une méchante, donc) qui massacre quelques punks, etc. Bref, il ne faut pas en espérer un grand film, d'autant que les moyens ne suivent pas, évidemment. Comme en témoigne une finale ou quelques apprentis soldats tentent de détruire la sorcière carbonisée à coup de roquettes.

Pourtant le divertissement reste agréable et l'anatomie souvent largement dévoilée de Barbara Anne Constable constitue une alternative intéressante aux muscles de Arnold. "Nasty Hunter" joue en effet la carte de l'action violente et saignante afin de contrebalancer la pauvreté relative des effets spéciaux, la plupart étant assez risibles. Le cinéaste, spécialiste du plagiat, adopte tour à tour un ton sérieux, horrifique et respectueux des traditions et, à contrario, verse dans un délire gratuit, très bande dessinée, volontiers érotique et gore. On sent une certaine volonté de livrer un produit de fantasy saignante et sensuelle malheureusement largement entaché d'une propension gênante à copier le modèle ricain.

Ce mélange assez roublard oscille entre le fantastique exotique et la série B fauchée, conçue afin de plaire à un large public...américain, donc. On appréciera également l'un ou l'autre excès typiquement asiatique, comme cette créature planquée entre les jambes de l'héroïne qui lui permet de mutiler ses victimes masculines.

Le produit est franchement malhonnête mais, malgré son côté plagiaire un peu bâclé, le spectacle est mené avec suffisamment de rythme pour que le spectateur se laisse gentiment abuser. En définitive, un petit plaisir coupable pour fin gourmet. Même si tout cela a indubitablement mal vieilli.