LA PRINCESSE DU DESERT

Titre: Musa
Réalisateur: Sung-su Kim
Interprètes: Jin-mo ju (Choi Jung)

 

Sung Kee Ahn (Jin Li)
Woo-sung Jung (Yeo Sol)
Zhang Ziyi ( La Princesse Bu Yong)
Yu Rong guang
 

 

 

 

 

 

Année: 2002
Genre: Aventures historiques
Pays: Corée
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite:  

70%

Résumé:

 

 

Critique:

Musa est le plus gros budget du cinéma coréen: une grande fresque épique qui suit les pérégrinations d'une série de personnages de culture, de classe sociale et d'origine différentes. Leur périple donne lieu à une intéressante étude de caractère doublée de quelques belles séquences de combats. Des passages barbares et réalistes, à l'opposé des affrontements cablés parasitant un peu trop le cinéma martial actuel. Woo-sung Jung incarne un lancier émerite et les duels sont souvent hargneux, avec force jets de sang et membres tranchés. Regretons qu'il prenne souvent la pause et se la joue un peu trop gravure de mode pour pleinement convaincre?

Même si ils se veulent réalistes, les combats, pour leur part, ne sont pas très bien filmés. Ils se passent des cables et des trempolines pour privilégier la rigueur et l'authenticité, ce qui n'est pas plus mal, mais la manière dont le réalisateur les film produit un curieux sentiment d'accéléré. La plupart du temps le spectateur ne voit que des morceaux de corps sectionnés, quelques jets de sang et un acteur hurlant sa rage.

Dommage que, lors des grandes batailles que l'on eut espéré gigantesque, le cinéaste choisisse la voie des mouvements de caméra incessant et du montage ultra-rapide: une manière sans doute de compenser le manque de capacité martiale des interprètes mais une technique cinématographique un brin lassante sur la longueur

 

Mais, malgrè ses défauts, le métrage possède certaines indéniables qualités: le cinéaste prend son temps (128 minutes en montage international, une demi heure supplémentaire en version longue) et évite le manichéisme. L'intrigue est intéressante, le fond historique instructif, les acteurs talentueux, les décors grandioses et la figuration nombreuse.

Musa est finalement un eastern épique, une superproduction qui reprend le décor si attrayant du désert, justement magnifié par de multiples chef d'oeuvres du western, comme cadre d'une intrigue simple. On y retrouve la caravane menacée, les poursuites à cheval, le siège d'une place forte où les héros se sont retranchés, des adversaires plus nombreux et impitoyables, bref, Kim Sung-Soo rejoue la symphonie autrefois écrite par John Ford.

Même si l'ensemble est inabouti, le résultat reste satisfaisant et on en ressort plutôt content. Pas un chef d'oeuvre mais un honnête spectacle d'aventures historiques haut en couleurs.