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Ce troisième épisode est un véritable condensé de bonheur pour l'amateur de nanar outrancièrement jouissifs. Tout d'abord il accumule les pires clichés de la série Z et se vautre complaisamment dans la haine, le racisme, la violence et même le sadisme bêta. Voilà qui suffit déjà à faire saliver les cinéphiles les plus pervers.
Pour Braddock, c'est clair, le Viet n'est même pas un animal, c'est juste une sorte de virus à anéantir. On peut carrément parler d'extermination, voire d'épuration, lorsqu'on voit Chuck Norris multiplier les coups de pieds au visage des affreux ou vider un chargeur entier dans le ventre d'un horrible communiste. Sans oublier un type qui se prend carrément un coup de bazooka à bout portant.
On peut évidemment se boucher le nez devant de telles outrances. C'est oublier que Norris n'est sans doute pas le gros violent qu'il incarne à l'écran. On rappelle ainsi qu'il dit toujours privilégier la discussion à la baston. On signale également qu'il refusa une proposition pourtant alléchante, à savoir reprendre le rôle de Bronson dans la saga "Un Justicier dans la ville", sous prétexte qu'il récusait la morale douteuse de ces films.
Après ces éclaircissement, le spectateur se montrera sans doute plus indulgent vis à vis de ce spectacle grotesque mais indéniablement défoulant qui apparaît, au final, plutôt amusant à suivre.
La mise en scène de Aaron Norris oscille entre les erreurs flagrantes et une relative efficacité qui permet de passer un bon moment. Le méchant est, pour sa part, un tel condensé de bêtise, que chacune de ses apparitions (ponctuées par de magnifiques "Braddooooooooooock!!!") provoque instantanément un éclat de rire plus ou moins volontaire.
Indubitablement mauvais mais incontestablement jouissif au second degré, ce pop-corn movie a tout pour plaire.
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