MIRACLE FIGHTERS

Titre: Qi men dun jia
ou: The Miracle Fighters
Réalisateur: Yuen Woo Ping
Interprètes: Leung Kar-yan

 

Eddy Ko
Yuen Cheung-yan
Yuen Yat-chor
 
Année: 1986
Genre: Ghost KUng Fu Comedy
Pays: Hong Kong
Editeur HK Vidéo - La Saga du kung-fu
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

65%

Résumé:

Un général à la solde des Mandchous, condamné à mort pour trahison, est contraint à l'exil par un sorcier. Quelques années plus tard, son fils adoptif apprend les arts martiaux auprès de d'un couple de magiciens, bien décidé à combattre le sorcier.

 

Critique:

Etrange mélange de genre et de style, Miracle Fighters est un délire irracontable qui aligne les vignettes décalées. Celles-ci paraissent tour à tour géniales ou pénibles, à l'image du métrage dans son ensemble alternativement éreintant ou passionnant.

On y retrouve pourtant une folie pure rarement atteinte sur un écran de cinéma. Ici, les combattants séparent leurs jambes de leur corps pour franchir un pont de papier, les experts en kung-fu détachent leur tête pour s'en servir comme projectile, les magiciens aux ailes de chauve-souris se dédoublent lors des duels, les prêtres taoïstes utilisent une main supplémentaire pour attraper une clé plongée dans l'huile bouillante, etc. Citons encore ce sorcier qui parle à un poisson, cet affrontement homérique entre le héros et un pantin de bois, cette attaque d'un poulet enflammé (!) ou cette course pour attraper un lapin en peluche rapide comme l'éclair.

Le cruel nécromant n'hésite pas non plus à se servir de toupies volantes perceuses de crânes qui rappellent forcément les fameuses boules mortelles de la saga Phantasm de Don Coscarelli.

Bref, le film s'apparente à une sorte de "trip" bien barré qui devrait contenter les amateurs d'outrances et rebuter les esprits cartésiens. Il faut, de toutes façons, accepter cette accumulation de séquences bizarres et volontairement débiles, sans autre logique que le souci du spectacle pur. Il est certain que Miracle Fighters constitue une expérience filmique particulière que l'on est content d'avoir vécu...sans nécessairement désirer la réitérer souvent.

A réserver aux fanatiques de ce genre de productions apparentées à la Ghost Kung Fu Comedy, donc.