MARTIAL ART MASTER WONG FEI HUNG

Titre: Huang Fei-hong xi lie zhi yi dai shi
ou: Great Hero from China
Réalisateur: Li Chao
Interprètes: Chin Kar Lok

 

Lam Ching Ying
Jacqueline Ng
 
 
 

 

 

Année: 1992
Genre: kung fu
Pays: Taiwan
Editeur Tai Seng
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

70%

Résumé:

Wong Fei Hung hérite de l'école de son père et affronte des trafiquants d'opium protégés par les autorités britanniques alors qu'un karatéka nippon cherche à le défier.

Critique:

Lancé dans la foulée du renouveau du personnage de Wong Fei Hung, essentiellement via IL ETAIT UNE FOIS EN CHINE et DRUNKEN MASTER 2, ce petit film d'action n'affiche pas les mêmes ambitions que la saga de Tsui Hark mais n'en demeure pas moins un divertissement martial acceptable.

Chin Kar Lok interprète le rôle titre de manière assez humoristique, lui donnant un petit côté "grand enfant bagarreur", et l'intrigue est tout à fait traditionnelle, même si elle suit plusieurs pistes en empruntant la voie de l'affrontement contre les trafiquants d'opium, celle du Japonais arrogant et même ajoutant une pincée de romance.

Lorsque notre Wong Fei Hung hérite de Po Chi Lam, à la mort de son père, il gagne en maturité et perd son insouciance. Un peu plus tard il va détruire un salon d'opium et s'attirer les foudres des autorités cantonaises, associées aux Britanniques. Un maître japonais des arts martiaux désire, parallèlement, prouver sa supériorité en défiant les meilleurs combattants chinois, dont notre bon docteur, évidemment. Pour compliquer encore davantage l'histoire, la sœur du cruel nippon tombe amoureux de Wong Fei Hung.

On le voit, l'intrigue s'élève au dessus des clichés classiques du kung fu pian. Pour être honnête, disons plutôt qu'elle mixe trois ou quatre schémas narratifs bien connus pour lui offrir une certaine consistance. Malgré ces réels efforts, le tout n'est pas réellement passionnant, le réalisateur traitant d'ailleurs son scénario par-dessus la jambe pour privilégier les nombreux duels acrobatiques, souvent fort efficaces.

Certaines sous intrigues sont ainsi largement sous-exploitées ou ne trouvent pas de conclusion. Paresse manifeste ou désir de lancer une saga susceptible de concurrencer celle de Tsui Hark? La question reste posée d'autant que le film se termine en queue de poisson, laissant au spectateur un sentiment mitigé.

Heureusement, les chorégraphies bien menées, assorties de cascades spectaculaires et rythme alerte font donc de MARTIAL ARTS MASTER WONG FEI HONG un divertissement des plus acceptable. Il ne faut pas en attendre un chef d'œuvre mais l'ensemble se regarde sans ennui et même avec un certain plaisir.

Parfois, ce n'est déjà pas si mal!

NOTE: ce film est parfois crédité comme ayant été réalisé par Hwang Jang Lee mais cette information semble hautement fantaisiste!