MANTIS - LE TIGRE DE SHAOLIN

Titre: Xie hai tang lang chou
ou: Mantis Fists and Tiger Claws of Shaolin
Réalisateur: Sum Cheung
Interprètes: John Cheung

 

Johnny Cheung
Tony Leung Siu Hung
Alan Chui
Dean Shek
 
 
Année: 1977
Genre: Kung Fu / Fantastique / Horreur / Exploitation
Pays: Hong Kong
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * * *
Suite:  

55 %

Résumé:

Une jeune fille, dont la mère a été fécondée par une mante religieuse, se change en insecte pour punir une bande de violeurs.

Critique:

MANTIS FISTS AND TIGER CLAWS OF SHAOLIN constitue un kung fu très banal, du moins jusque son dernier tiers. Le début du métrage nous montre un gentil combattant, Pi, venu sauver sa sœur, vendue à la naissance dans une maison de passe. Il se heurte évidemment aux méchants locaux, mené par Mr Hung (Dean Shek) qui l'accusent de meurtre. Notre vaillant chevalier sauve également une jeune serveuse, Shung Shung, menacée par les voyous. Malheureusement, la jeune fille est capturée un peu plus tard par les vilains monsieurs qui abusent d'elle avant d'être tué par on ne sait trop quoi…en fait une sorte de monstre vivant dans les forêts.

Pour pousser le bouchon de l'exploitation, le métrage propose trois scènes de viol, chaque personnage féminin subissant les derniers outrages à un moment ou un autre. Le tout prend même de vague connotation "rape and revenge" dans sa dernière demi-heure. Mais, et c'est là que le film délire vraiment, nous apprenons via un édifiant flash-back que la mère de l'héroïne a "été fécondée par une mante religieuse". En effet, la dame en question s'est endormie imprudemment les jambes écartées, ce qui a permis à un gros insecte de s'introduire dans son intimité et de la mettre en cloque, carrément messieurs dame!

Depuis, notre jeune fille a la curieuse manie de se changer en mante religieuse pour assassiner ses amants. Un violeur (muni d'une plaque métallique couverte de pointe sur le dos!) en fait l'expérience avant que le héros ne soit également victime de la vindicte féminine. Nous assistons alors au traditionnel combat des deux gentils contre le monstre méchant, lequel ressemble à un cascadeur dont la tête a été enveloppé d'un torchon sur lequel on a collé deux balles de ping-pong et de risibles antennes. Bref, un spécimen confondant de "craignos monster" dans la plus pure tradition du genre.

Bien sûr, lors du final, la bête, dans la mort, redevient la belle, comme un quelconque loup-garou de l'âge d'or du cinéma d'horreur, sauf que les fondus enchaînés de la transformation sont aussi pitoyablement risibles que le pseudo romantisme de cette déchirante conclusion. Citons aussi la mort du méchant en chef qui, le corps transpercé par une lance, tente encore d'empaler notre héros. Du bon gros n'importe quoi, donc!

A part ça, MANTIS FIST AND TIGER CLAWS OF SHAOLIN est un petit kung fu fauché de troisième zone mais les nombreux combats sont étonnamment agréables à suivre, avec leur côté bis et old-school évident. La mise en scène pataude, les acteurs cabotins au possible et les "productions values" misérables empêchent l'ensemble de s'élever au-dessus de la moyenne du genre mais le tout reste distrayant et, avouons le, le rythme alerte empêche de s'ennuyer.

Objectivement médiocre, MANTIS FIST AND TIGER CLAWS OF SHAOLIN ne sort du lot que par la grâce d'un final débile et mémorable mais c'est toujours mieux que de se trouver noyer dans la masse. Les amateurs de très, très gros Z seront donc servi!