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Cette production Shaw Brothers très classique
utilise la trame souvent vue et revue du conflit entre les Hans
et les Mandchous. Une intrigue évidemment fort mince qui servit
à de nombreux métrages de kung fu des seventies. Deux jeunes
combattants dont un vendeur de cercueil vont ainsi s'attirer
de graves ennuis et défier plutôt involontairement les méchants
au cours d'une très longue danse du lion dont l'enjeu est une
série d'informations dissimulées dans le trophée.
LION Vs LION doit l'essentiel de sa réputation
à cette séquence de "danse du lion", considéré comme une des
meilleures - si ce n'est la meilleure - vue sur un écran de
cinéma. Il faut avouer que ce passage, pivot d'un métrage sinon
bancal, est en effet une grande réussite. Mais le reste ne suit
pas vraiment et, autour de cette pépite scintillante, l'écrin
est plutôt mal ficelé.
La première moitié du métrage joue donc la
carte de la comédie kung fu sans beaucoup de subtilité et l'ensemble
s'avère assez pénible pour tous les allergiques à l'humour épais.
Après la fameuse danse tant vantée, le film s'oriente vers un
kung fu plus violent où l'humour disparaît pratiquement complètement
pour laisser place à de nombreux combats efficaces et plein
d'énergie. Et heureusement que les joutes martiales sont là
pour compenser la faiblesse d'une intrigue très plate qui aligne
une suite de séquences parfois sérieuses, parfois drôles, parfois
dramatiques, parfois légères, parfois réussies et…souvent pesantes.
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Le finale verse même un poil dans le surnaturel
avec sa maison hantée et son ambiance ghost kung fu d'ailleurs
pas tellement plus réussie que le reste. LION Vs LION apparaît
en définitive peu inspiré, constitué d'une série de pièces rapportées
qui ne fonctionnent pas vraiment entre elles. Seuls les combats
sont véritablement à la hauteur des attentes et encore faut
il patienter jusqu'aux trente dernières minutes du métrages
pour voir véritablement les acteurs se déchaîner au cours d'une
série d'affrontements énergiques et efficaces, à même de contenter
les fans de old-school. Néanmoins, l'intérêt général de LION
Vs LION est fort limité et le tout apparaît comme vite oublié.
Une grosse, grosse déception!
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