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LADY WITH A SWORD est un Wu Xia typique de
son époque, à savoir le début des années 70, et s'apparente
souvent davantage à un drame cornélien ponctué de combats qu'à
un pur délire martial comme le seront les productions ultérieurs.
Il donne la vedette à une femme, une tradition bien ancrée dans
le cinéma de cape et d'épée chinois qui déclinera ensuite sous
la poussée de réalisateurs comme Chang Cheh.
LADY WITH A SWORD présente la particularité
assez rare d'avoir également été mis en scène par une femme,
Kuo Pao-Shu, alors âgée de 32 ans. Actrice dans pas mal de métrages
martiaux (elle a débuté une douzaine d'années plus tôt), Kuo
Pao Shu (décédée en 2000) faisait là ses débuts directoriaux.
Elle tourna encore une poignée de films dont le plus connu (tout
est relatif) est sans doute son dernier, le nerveux THE MASTER
STRIKES avec Casanova Wong en 1980.
L'intrigue concerne donc une jeune femme nommée
Feng Ying Ying qui rentre chez ses parents avec son fils. Attaquée
par des voyous qui veulent la violer, elle se défend et suscite
ainsi la colère du chef des assaillants, qui finit par la tuer
sans raison, dans un accès de colère. Le petit garçon parvient,
lui, à s'échapper et trouve refuge dans sa famille. Là, sa tante,
Fei Fei (Lily Ho), apprend la vérité et décide de venger la
mort de sa sœur. Mais elle découvre alors que le meurtrier de
sa sœur n'est autre que le jeune noble qu'elle doit épouser…
LADY WITH A SWORD n'est pas le plus compliqué
des Wu Xia mais cette intrigue simple s'avère plutôt une qualité.
Kuo Pao-Shu privilégie les personnages et leurs tourments et
ne verse pas dans les intrigues quasiment incompréhensibles
à force de twists et de trahisons, un travers qui se développera
dans les Shaw Brothers des années ultérieures. Si l'aspect dramatique
prédomine, les combats sont cependant relativement nombreux
et tout aussi typiques de cette époque, avec son usage un peu
maladroit des trampolines, des effets de caméra (sauts filmés
en arrière par exemple) et des câbles.
Mais ils sont suffisamment divertissants et
sanglants pour que l'amateur passe néanmoins un bon moment. En résumé, LADY WITH A SWORD ne peut certes pas prétendre rivaliser avec les grands classiques de la Shaw Brothers mais il reste une vision conseillée pour les fanatiques du mythique studio.
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