KUNG POW - ENTER THE FIST

Titre: Kung Pow - Enter the Fist
Réalisateur: Steve Oederkerk
Interprètes: Steve Oederkerk (L'Elu)

 

Jennifer Tung (Whoaaaa!)
Fei Lung (Betty, le Maître du Mal)
Leo Lee (Le Maître du Mal jeune)
Ling Ling Tse (Ling)
Chi Ma (Maitre Doe)
Année: 2002
Genre: Parodie kung fu
Pays: USA
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite: Kung Pow 2: Tongue of Fury

40%

Résumé:

L'Elu est un jeune homme doté d'une créature dans sa langue. Il cherche à venger la mort de ses parents et doit pour cela combattre le redoutable Maître du Mal.

 

Critique:

Steve Oedekerk a décidé de se payer la tête du cinéma kung-fu des seventies en s'incrustant dans l'image d'un ancien film nommé Tiger and Crane Fist. Ce genre de bidouillage n'est pas nouveau puisqu'on peut citer Lily La Tigresse, certains Troma comme Main d'Acier contre Poing de Fer, Night of the Day of the Dawn of the Son of the Living Dead ou encore Les Cadavres ne portent pas de costards, sans doute le plus respectueux et amusant.

Car, de respect il n'est guère question de la part du réalisateur d'Ace Ventura 2, même si il dédie cette pantalonnade à Jimmy Wang YU, dont il a pris la place dans les images d'archives.

Le gros du métrage consiste en une série de blagues et détournement potaches, avec une demoiselle dotée d'un seul énorme sein, des extra-terrestres français, un héros pourvu d'une bestiole logée dans sa langue, etc. Oederkerk passe donc souvent à côté de son sujet et sa caricature des vieux kung fu est souvent plus brouillonne qu'inspirée.

Le doublage caricatural et constamment en décalage (y compris lorsque Oedekerk parle puisque tout fut fait en post-production) amuse un moment mais Kung Pow se rapproche souvent d'un concept "one gag only". Parmi les séquences vraiment drôles on relève celle de la vache qui combat le héros façon Matrix (un passage très connu qui fit beaucoup pour la renommée du métrage) et la technique de ce combattant raté qui déclare après s'être pris un coup dans les parties "alors, tu ne t'attendais pas à ce coup de couille dans ton poing". Citons aussi cette scène ou pour "excuser" l'utilisation de bobines différentes le méchant se prétend magicien et "fait changer" la couleur des fringues de son assistant.

Reste aussi la scène la plus drôle, à mon sens, celle où la potiche Ling ("vvvvvoui voui") voit les mains couverte de sang de l'Elu après un dur entrainement. "Ca fait mal" demande t'elle. "Non", grimace l'Elu. La demoiselle va ensuite réitérer sa question en versant du sel, du mercure et autres trucs sur les plaies ouvertes avant d'y mettre le feu, permettant à l'Elu d'obtenir la fameuse "main de fer" des vieux films martiaux. "Ouf, je croyais que tu étais juste une salope sadique" déclare t'il à la prude demoiselle (qui via le montage exhibe son corps et prétend avoir le feu aux fesses)

Oui, bon, c'est con. Mais au moins à ce moment le film parvient à nous amuser un tant soit peu.

Le tout constitue donc une fameuse déception et ressemble au fameux sketche des Inconnus consacré à Van Damme. Sauf qu'ici cette hilarante saynète de cinq minutes devient une pesante et vulgaire parodie de 75 minutes.

Pénible! Et dire qu'une suite nous arrivera bientôt! Espérons juste quelle soit un minimum plus réussie!