KUNG FU OF 8 DRUNKARDS

Titre: Kung Fu of Eight Drunkards
ou:  
Réalisateur: Wu Ma
Interprètes: Mang Fei

 

Wu Ma
Chen Sing
Lung Fei
Goo Jing
 
Année: 1980
Genre: Kung Fu Comedy
Pays: Hong Kong
Editeur Kung Fu Classic
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

50%

Résumé:

Man Fei joue Chang Fung, un jeune homme qui a appris le kung fu des 8 immortels, enseignés par un vieux mandiant adepte de la boxe de l'ivrogne. Il revient dans le magasin de son oncle après un mois d'entrainement intensif et attire l'attention du méchant, Maitre Pai, qui a bien sûr un compte à régler avec le vieillard. Il reçoit ensuite l'aide d'un joueur professionnel nommé Monkey et d'une jeune et jolie demoiselle experte dans l'art de la Mante Religieuse. Au final, Chang Fung devra compléter son entrainement afin de vaincre Tigre Argenté et Tigre Doré, les gardes personnels de Maitre Pai.

Critique:

Cette petite kung fu comedie marche clairement sur les traces des grands succès du genre et en particulier de Drunken Master.

Mais, malgrè ses défauts et emprunts, le film comporte quelques points intéressants. Mang Fei se montre convaincant dans son rôle et il est bien secondé par la belle Liu Ming et le réalisateur Wu Ma, qui s'octroie un personnage de joueur invétéré plutôt bien typé. Lung Fei joue pour sa part le méchant, comme d'habitude, et Chen Sing est également de la partie en bad guy.

Pourtant, force est d'admettre que le métrage n'est pas particulièrement réussi. Il s'agit d'une honnête kung fu comedy, avec quelques beaux combats et quelques passages amusants (pas trop lourds, donc) mais sans aucune séquence vraiment mémorables.

Le rythme est un peu lent, avec pas mal de longueurs et de scènes sans grand intérêt, et l'ensemble s'avère parfois un peu ennuyeux. Même si l'humour est moins pénible que dans nombre de kung fu comedy datant de la même période, les passages misant uniquement sur le côté comique au détriment de l'action s'avèrent un brin pénibles et provoquent plus de baillements que de sourires.

De plus, Mang Fei réussit plutôt facilement à vaincre ses adversaires, dont un Fei Lung fort mal servi. Présenté comme un maître du kung fu, un véritable caïd faisant craquer son cou de manière menaçante, il est battu en quelques secondes par Mang Fei. Frustrant. Chen Sing n'est guère mieux loti. Au milieu du film, il vient nous gratifier d'un petit coucou style "je suis le grand méchant, le plus mauvais de tous" avant de disparaître de l'intrigue jusqu'au combat final. Lequel est honnête, sans plus.

Il existe évidemment beaucoup de plus mauvais films dans ce genre de cinéma et l'amateur ne sera sans doute pas trop déçu par ce produit qui se situe juste dans la moyenne. Mais il faut avouer que l'on s'attendait néanmoins à un résultat plus probant.

Note DVD: la version visionné est recadrée, avec une image type VHS vues 300 fois, les passages sombres sont irregardables et la seule piste sonore est un piètre doublage anglais qui souffle comme un asthmatique. On peut donc affirmer que nous ne sommes pas dans les conditions idéales pour apprécier un film!