PIEGE A HONG KONG

Titre: Knock Off
ou:  
Réalisateur: Tsui Hark
Interprètes: Jean Claude Van Damme

 

Rob Schneider
Michael Wong
Paul Sorvino
Carman Lee
 
 
Année: 1998
Genre: Polar / Action
Pays: Hong Kong / USA
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite:  

55%

Résumé:

Marcus Ray et son collaborateur Tommy Hendricks travaillent à Hong Kong pour la marque de jeans VSix. Leur mission est de traquer les contrefaçons. Ils découvrent ainsi que la mafia russe à mise au point des mini-bombes cachées dans les boutons de braguette des pantalons.

Critique:

Comment un cinéaste aussi doué que Tsui Hark a t'il accouché de cette aberration filmique? Son précédent film pour Van Damme était une série B (pour ne pas dire Z) d'un goût douteux mais amusante à suivre malgrè - ou à cause - de sa profonde bêtise. Ici, Tsui Hark pousse le bouchon encore plus loin. Trop loin! Le résultat est hallucinant!

Accumulation de morceaux de bravoures idiots, de gags crétins et de situations totalement "autres" (Van Damme imite le cheval lors d'une course poursuite en pousse-pousse incroyable au cours de laquelle il se fait fouetter le cul à coup d'anguille par son partenaire!) qui font pitié. Même les détracteurs de Monsieur Aware finiront sans doute par admettre qu'il ne mérite pas une telle humiliation. Car le but avoué de Tsui Hark est de pulvériser l'image de sa vedette imposée, qu'il se pique de ridiculiser à chaque plan, dans un foutage de gueule constant et généralisé.

Pourquoi un tel acharnement serait-on tenté de demander? Mystère! Surtout que le cinéaste n'arrive pas à réaliser un film correct et abuse des effets visuels d'esbrouffe gratuits et maladroits. La fameuse séquence de la caméra dans la chaussure reste emblématique d'une manière de filmée totalement libérée des contraintes du bon goût et des règles les plus élémentaires de la mise en scène. Expérimentations non stop donc: ralentis, accélérés, déformations de l'image, filtres.

Parfois, c'est vrai, le spectateur prend un certain plaisir devant cette entreprise délirante. Mais, la plupart du temps, il est plutôt choqué par ce cynisme absolu et cette envie manifeste de réaliser une daube. Le scénario de Stephen De Souza ("Piège de cristal" d'accord, mais aussi "Streetfighter") étant dès le départ complètement débile, Hark rate le coche et ne parvient pas à injecter la moindre folie à cette série Z. Le metteur en scène autrefois génial est devenu, au milieu des nineties, un pourvoyeur de produits bis et baclés. Incompréhensible et pathétique.

Malheureusement, le rythme ne suit pas et le film parait terriblement bancal et mal équilibré, entre passages "calmes" soporifiques dénués du moindre intérêt et accélération frénétique dans une débauche d'explosions et de coups de tatanes.

A coûp sûr un grand moment pour les amateurs de films psychotroniques...et de substances psychotropes! Les autres peuvent, au choix, en rire ou en pleurer!